Duval: «Il faut expliciter cet amendement puis laisser la population décider»

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Le leader du PMSD a pris sa place comme un backbencher de l’opposition, à côté de Kavi Ramano, du MMM. En face de lui : le ministre Arvin Boolell, qui s’est installé dans son ancien fauteuil en tant que no. 4 du gouvernement.

Le leader du PMSD a pris sa place comme  backbencher de l’opposition, à côté de Kavi Ramano du MMM. En face de lui: le ministre Boolell, qui s’est installé dans son ancien fauteuil en tant que no. 4 du gouvernement.

«Je ne peux que déplorer la confusion totale qui entoure ce mini-amendement constitutionnel. Quelle en est la finalité ? Personne ne peut le dire.» C’est en ces termes que le leader des Bleus, Xavier Duval a commenté l’amendement que le gouvernement se propose de faire voter afin de venir à bout de l’obligation faite aux candidats à des élections de déclarer leur appartenance ethnique. 
 
Le leader du PMSD a principalement mis l’accent sur la nécessité d’un référendum, comme il l’avait déclaré lors de son point de presse dans le courant de l’après-midi. Et cela, même si après un point soulevé par Paul Bérenger, le Speaker a indiqué que cet amendement proposé est un exercice futile, même s’il est «technically receivable». «C’est mon droit constitutionnel d’apporter un amendement», a rétorqué Xavier Duval.
 
Après avoir écouté l’intervention du Premier ministre mais aussi du leader de l’opposition, Xavier Duval dit en fait être «resté sur sa faim». Cela, parce qui ni l’un ni l’autre n’ont expliqué réellement ce qu’il en est de cet amendement. «Nous ne savons pas quel mécanisme est appliqué, mais des manipulations sont possibles avec l’article 4(2)(b) de ce projet de loi», a prévenu Xavier Duval. 
 
Selon lui, la meilleure formule est celle indexée sur le recensement de 1972 et il suffira d’un simple calcul pour savoir quelle communauté est sous-représentée. 
 
Quoi qu’il en soit, a insisté le leader du PMSD, «je souhaite que les choses se fassent dans la transparence. Faut-il vraiment que je doive me présenter devant cette assemblée et demander c’est quoi la finalité de cet amendement ? N’est-ce pas le rôle du gouvernement de venir de l’avant et de l’expliciter ?» s’est-il interrogé.
 
Tout au long de son discours, Xavier Luc Duval n’a cessé de souligner le manque de transparence entourant cette réforme du Best Loser System. «Il faut que la population sache exactement ce que l’on prépare, et que le peuple décide», a-t-il martelé. Car, jusqu’ici «personne ne sait comment cet amendement fonctionne».
 
Et il devait insister sur le fait que le programme électoral du gouvernement actuel fait provision pour ce référendum. «Nous sommes disposés à soutenir cet amendement mais que le gouvernement respecte le programme pour lequel il a été élu», a conclu Xavier Duval. 
 
Après l’intervention de Xavier Duval, le Parlement a été ajourné au 7 juillet à 11 h 30 pour une reprise des débats sur cet amendement constitutionnel.  
 
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