Paul Bérenger devrait déclarer son appartenance communautaire

Avec le soutien de
Paul Bérenger a conseillé au PMSD de ne «pas aller à contre-courant de l’Histoire» en votant contre le «Constitution (declaration of community, Temporary provisions) Bill».

Paul Bérenger a conseillé au PMSD de ne «pas aller à contre-courant de l’Histoire» en votant contre le «Constitution (declaration of community, Temporary provisions) Bill».

«Ceux qui déclareront leur appartenance communautaire le feront, j’en suis sûr, pour la dernière fois, under protest et le cœur gros. Y compris moi.» Il semblerait, à la lumière de cette citation tirée du discours de Paul Bérenger à l’Assemblée nationale ce vendredi 4 juillet, que le leader du MMM pourrait déclarer son appartenance communautaire avant les prochaines élections.

Toutefois, un peu plus loin dans son allocution aux parlementaires, le chef de l’opposition a précisé que le MMM n’a pas encore décidé quelles directives seront données aux candidats qui porteront ses couleurs aux législatives.

«Nous devons savoir avant s’il y a une perspective de 60/0», a-t-il indiqué en jetant un œil rieur vers le Premier ministre. Si tel est le cas, a-t-il fait savoir, les candidats du MMM déclareront leur appartenance ethnique afin qu’une opposition puisse être élue à travers le BLS.

Paul Bérenger a également estimé que cet amendement sera, selon ses calculs, «sans effet électoral». Car il ne voit «personne élu parmi les petits partis et les différents mouvements qui ne déclarera pas sa communauté».

Il a tout de même souhaité «bonne chance à la commission électorale» au cas où un candidat non classifié serait élu. Ce qui forcerait la commission à se baser sur les résultats électoraux de 1976 à 2010 pour établir les Best Losers.

Par ailleurs, le leader du MMM a évoqué deux principaux arguments contre le Constitution (declaration of community, Temporary provisions) Bill. Tout d’abord, celui selon lequel il serait «anti-constitutionnel». «C’est irresponsable de dire ça sans aller devant la Cour suprême», a-t-il soutenu.

Souhaitant un vote unanime en faveur du projet d’amendement, il a déclaré qu’il s’agit d’un «second grand pas en avant» après l’abolition du recensement communal en 1982. En attendant le «bond en avant» : la réforme électorale.

Il a aussi fermement condamné les dires d’un «esprit malang» selon lequel un parti pourrait demander uniquement à ses membres appartenant à une communauté particulière de décliner leur communauté.

A la fin de son allocution, Paul Bérenger a conseillé au PMSD d’abandonner l’idée de référendum, rappelant que Sir Gaëtan Duval avait rejeté cette option avant le vote abolissant le recensement communal en 1982 et qu’il avait voté pour cette abolition.

«Si l’amendement est rejeté, encore une fois l’Histoire va juger chacun d’entre nous. Et encore une fois, le PMSD ira à contre-courant de l’Histoire, et l’Histoire ne lui pardonnerait pas», a affirmé le leader de l’opposition.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires