Parlement: le PM révèle aujourd’hui s’il déclarera son appartenance ethnique

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Kailash Purryag et Navin Ramgoolam, le 3 juillet, lors du cocktail organisé à la résidence de l’ambassadrice Shari Villarosa (au centre), dans le cadre de la Fête nationale des États-Unis. © Dev Ramkelawon

Le Premier ministre maintient le suspense. Non pas sur s’il votera en faveur du mini-amendement constitutionnel, mais s’il déclarera ou non son appartenance ethnique. C’est aujourd’hui, vendredi 4 juillet, à l’Assemblée nationale, qu’il le révélera. C’est ce qu’a déclaré Navin Ramgoolam hier, lors du cocktail organisé à la résidence de l’ambassadrice Shari Villarosa, dans le cadre de la Fête nationale des États-Unis.

Dans la foulée, le chef du gouvernement a déclaré être contre l’utilisation du terme «mini-amendement». Il compte en expliquer la raison aujourd’hui. Toujours est-il que plus aucun doute n’entoure le vote éventuel du mini-amendement constitutionnel, qui sera présenté à l’Assemblée nationale cet après-midi. Avec la prise de position favorable du MSM, hier après-midi, les 52 votes nécessaires pour la majorité de trois-quarts seront largement dépassés.

C’est lors d’une conférence de presse, hier, que le leader du MSM, Pravind Jugnauth, a déclaré que son parti voterait pour le mini-amendement (NdlR, Constitution (declaration of community, Temporary provisions) Bill) afin de ne pas retarder les prochaines élections générales. Même si «du point de vue légal», son parti a des réserves.

Avec le MSM, qui compte neuf élus, l’opposition votera à majorité en faveur de l’amendement puisque le MMM, avec 19 élus, votera également pour. La majorité parlementaire, soit le Parti travailliste et Michael SikYuen, compte 33 voix, ce qui ferait un total de 61 votes. Il faut néanmoins souligner que le Premier ministre, Navin Ramgoolam, n’a pas précisé s’il y aurait une consigne de vote pour son parti.

Une mesure provisoire

La séance de cet après-midi démarrera à 15 h 30, avec l’élection du Deputy Speaker et du Deputy Chairman of Committees, avant que le projet de loi ne soit formellement présenté et que les débats commencent. Cet amendement n’est qu’une mesure provisoire qui ne servira que pour les prochaines élections. Elle permettra à ceux qui ne le souhaitent pas de ne pas décliner leur appartenance ethnique, comme le recommande le Comité des droits de l’homme des Nations unies, dans le sillage de la contestation de Rezistans ek Alternativ.

Au final, le remplacement du mot «shall» par «may» dans le troisième paragraphe de la Constitution n’aura pas lieu. Le mini-amendement sera simplement annexé de manière provisoire à la Constitution. Si un candidat qui n’a pas déclaré son appartenance ethnique est élu, la commission électorale se basera sur les résultats de 1976 à 2010 pour faire des projections à partir desquelles les Best Losers seront choisis.


Le PMSD a d’ores et déjà déclaré que ses candidats déclareraient leur appartenance ethnique aux prochaines législatives. Les choses sont moins claires au MSM, qui a indiqué qu’il n’y aura pas de party line, ainsi qu’au PTr, où des voix discordantes se sont fait entendre. Hervé Aimée a fait savoir qu’il déclinerait son appartenance ethnique, alors que Kalyanee Juggoo a affirmé le contraire. Mais hier, l’Attorney General Satish Faugoo a fait savoir à la presse qu’il fallait attendre la directive du PTr d’abord.

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