Mini-amendement constitutionnel: un vote à l’unanimité ?

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S’il est quasiment certain que l’amendement constitutionnel sera adopté au Parlement ce vendredi 4 juillet, il ne faut pas oublier qu’en politique tout est possible…

S’il est quasiment certain que l’amendement constitutionnel sera adopté au Parlement ce vendredi 4 juillet, il ne faut pas oublier qu’en politique tout est possible… 

Le MSM, le PMSD et le FSM voteront-ils pour l’amendement constitutionnel visant à abolir l’obligation de déclarer son appartenance ethnique en se portant candidat aux élections générales ? Rien n’est moins sûr.
 
A trois jours de la rentrée parlementaire, prévue pour ce vendredi 4 juillet, les partis minoritaires sont particulièrement avares de commentaires sur la question. Contactée, lundi 30 juin, la responsable de communication du PMSD, Aurore Perraud, a indiqué que la direction du parti se concerte aujourd’hui à ce sujet. Le parti a du reste prévu une conférence de presse, demain, mercredi 2 juillet.
 
Du côté du MSM, le silence radio est encore plus pesant. «Nous savons ce que nous allons faire, mais nous n’allons pas le divulguer pour l’instant», explique Pravind Jugnauth. «Nous allons annoncer notre position au cours d’une conférence de presse, ou alors nous allons attendre vendredi pour nous prononcer lors des débats au Parlement», ajoute le leader du parti.
 
Celh Meeah, leader du FSM et seul élu de cette formation, n’a pas non plus souhaité faire part de sa position, expliquant qu’il étudie actuellement le texte de loi. 
 
Même si ces trois formations votent contre le Constitution (Declaration of Community) (Temporary Provisions) Bill, il y a de très fortes chances qu’il soit adopté malgré tout, le PTr et le MMM devant normalement obtenir à eux deux la majorité de trois-quarts requise. 
 
Les formations politiques évoluant en dehors du cercle parlementaire sont beaucoup moins avares en commentaires, et ne se font pas prier pour prendre la défense ou dénoncer le Bill. Ashok Subron, par exemple, n’a pas manqué de souligner le combat de Rezistans ek Alternativ pour l’abolition du BLS, et ce même si l’amendement n’est qu’une avancée partielle à ses yeux.
 
 
> Ivan Collendavelloo estime que le mini-amendement tel qu’il est permettra à des élus de partis extrémistes de faire leur entrée dans l’Hémicycle.
 
Dernier en date à s’exprimer sur la question, Ivan Collendavelloo ne partage pas l’enthousiasme de son ancien leader, Paul Bérenger, pour le projet de loi : «Si demain, les candidats du PTr, du MMM, du MSM et du PMSD ne déclarent pas leur appartenance ethnique, qu’est-ce qui se passera ?» Selon le fondateur du Muvman Liberater, une telle situation permettra à de «petits partis extrémistes» d’être élus au Parlement à travers le BLS. Il leur suffirait pour cela de décliner leur communauté, ce qui leur assurerait quasiment un siège à travers le BLS, estime l’ancien mauve. 
 
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