Vêtements haut de gamme : Magali Potage, talent XXL

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 Magali Potage a quitté son poste de secrétaire à l’université de Maurice pour lancer son business.

 Magali Potage a quitté son poste de secrétaire à l’université de Maurice pour lancer son business.

Des vêtements haut de gamme pour les femmes rondes. C’est sur ce créneau que Magz Couture, sise à Vacoas, s’est positionnée pour se faire un nom localement. Devant le succès de son entreprise, la directrice Magali Potage, ancienne secrétaire à l’université de Maurice reconvertie dans la couture, lorgne, aujourd’hui, la région. «Nous sommes en négociation avec une boutique à l’île de Réunion, qui s’intéresse à nos créations. Si tout va bien, le partenariat ne tardera pas à se conclure.» Et elle a aussi dans le viseur le marché malgache.

L’entreprise a, certes, été enregistrée depuis seulement trois ans. Mais Magali Potage vit de sa passion de créatrice depuis 40 ans déjà. Une passion que lui a léguée sa grand-mère. À 55 ans, cette femme entrepreneur est une véritable boule d’énergie.

Pourquoi avoir ciblé les femmes aux formes généreuses ? Magali Potage ne mâche pas ses mots. «Pour acheter une robe dans un magasin, moi qui fais du 38/40, j’ai du mal à trouver quelque chose à mon goût et à ma taille. C’est ainsi pour les femmes rondes. Doiventelles se limiter à de grandes blouses ? Comment font les plus coquettes ?» De là est né le désir de répondre aux attentes de ce marché spécifique. «J’offre à cette clientèle du fait sur mesure dans une ligne de vêtements chic et haut de gamme», dit-elle.

Magz Couture est, aujourd’hui, l’adresse recommandée par le gratin du business. Ses clientes sont, pour la plupart, des hauts cadres du secteur bancaire, des femmes d’affaires, des avocates, des médecins pour ne citer que cela. A-t-elle des contacts privilégiés dans ce milieu ? Non, nous dit Magali Potage. Sa réputation s’est faite du bouche à oreille. Jusqu’ici, il n’y a eu, souligne-t-elle, aucun marketing agressif et pourtant le business marche comme sur des roulettes.

Son secret : chouchouter sa clientèle avec un service professionnel. «Je reçois mes clients dans un salon sur rendez-vous et personne ne quitte l’atelier sans une tasse de thé ou de café. Outre la valeur ajoutée que j’apporte à la confection des vêtements personnalisés, le client est assisté par un service chaleureux», dit-elle.

Les prix varient selon le modèle, le tissu ou encore le temps passé à la confection. «Je peux facturer une robe en mousseline à Rs 2 800. Mais j’ai aussi travaillé sur une robe dont le corsage était complètement pailleté, qui a coûté Rs 60 000 à une cliente. Je précise que je reste, que ce soit en termes de matériaux ou de coup de ciseaux, dans le haut de gamme.»

Magali Potage n’est pas seule dans cette grande aventure. Elle emploie, à ce jour, trois personnes en permanence et une à temps partiel. «Je suis entourée d’une équipe talentueuse.»

Et, forte de sa réussite, cette Vacoassienne veut aider d’autres femmes, surtout venant d’un milieu défavorisé. «Je leur propose un métier, la couture, dont l’apprentissage se fera dans mon atelier et en plus payant. Mais il faut des femmes sérieuses qui veulent apprendre et ont la soif de réussir.»

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