Wimbledon : Djokovic veut retrouver les sommets

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Novak Djokovic fonde de grands espoirs sur Wimbledon qui débute aujourd’hui et où, avec l’expertise de son entraîneur Boris Becker, il espère retrouver les sommets.

En Grand Chelem, les chiffres ne plaident pas en faveur du Serbe. Sur les six dernières finales disputées, le n°2 mondial en a perdu cinq, la dernière, à Roland-Garros, il y a deux semaines face à l’ogre de la terre battue, Rafael Nadal.

Djokovic rêvait d’un premier sacre aux Internationaux de France pour devenir le huitième homme à réaliser le Grand Chelem dans une carrière. Son compteur est finalement resté bloqué sur six trophées majeurs.

Comme lors des trois dernières années, il passera sans transition de la terre ocre au gazon, ayant pris des vacances après la quinzaine parisienne.

Mais le Serbe peut se passer d’une grosse préparation. En 2011, il avait remporté le tournoi, avant de s’arrêter en demi-finale un an plus tard et de retrouver la finale en 2013, battu par l’Écossais Andy Murray.

Dans sa quête d’une deuxième couronne londonienne, le «Djoker» bénéficiera des conseils avisés de son coach allemand Becker, triple vainqueur (1985, 1986, 1989) et quatre fois finaliste (1988, 1990, 1991, 1995) au «All England Club».

La mécanique pourrait toutefois s’enrayer si son poignet droit, qui l’avait contraint au forfait à Madrid début mai, devait lui jouer de nouveaux tours. Le n°2 mondial a renoncé à une exhibition il y a quelques jours pour le ménager.

«En ce moment, je ne ressens pas de douleur. Mais j’ai eu une sensation bizarre à l’entraînement en début de semaine après avoir changé de surface», a expliquéDjokovic.

Pour reconquérir le Graal, il devra théoriquement éliminer en demi-finale Murray, aficionado de l’herbe. Le Britannique reste sur un titre l’an passé, une finale en 2012 et une médaille d’or olympique entre les deux.

Avant ce duel éventuel, le «Djoker» devra s’extirper d’un parcours semé d’embûches: le vétéran tchèque Radek Stepanek, demi-finaliste au Queen’s, potentiellement au deuxième tour, son compatriote Tomas Berdych ou le Letton Ernests Gulbis en quarts en passant par le Français Jo-Wilfried Tsonga en huitièmes, qu’il a néanmoins battu lors de leurs huit dernières confrontations.

Nadal n’a pas été gâté non plus par le tirage. Quasi-imbattable sur terre où il a remporté un neuvième titre majeur, le n°1 mondial souffre depuis deux ans à Wimbledon. Éliminé dès son entrée en lice en 2013 par le Belge Steve Darcis (alors 135e mondial), il avait été balayé un an plus tôt au deuxième tour par le Tchèque Lukas Rosol, qu’il pourrait bien recroiser au même stade.

Serena revancharde

Ensuite, il est promis à un duel avec un autre grand serveur, le Croate Ivo Karlovic avant peut-être une confrontation avec le Français Richard Gasquet. Murray, qui inaugure en Grand Chelem sa toute récente collaboration avec Amélie Mauresmo, bénéficie d’un tableau dégagé jusqu’en quarts.

Le Bulgare Grigor Dimitrov, lauréat du Queen’s, ou l’Espagnol David Ferrer se dresserait normalement devant lui.

Dans le tableau féminin, privée de sa tenante du titre (une première depuis 1997) - la jeune retraitée française Marion Bartoli - une finale avant l’heure se profile à ce même stade entre la Russe Maria Sharapova, qui rêve d’un deuxième sacre aux «Championships » dix ans après, et la n°1 mondiale Serena Williams.

Éliminée prématurément à Paris, décevante à Melbourne, l’Américaine compte bien briller à Wimbledon pour prouver à la jeune génération ambitieuse, incarnée par Eugénie Bouchard et Simona Halep, qu’elle reste la patronne à 32 ans.

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