Luis Gustavo, en toute discrétion

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C’est ainsi depuis toujours. Et on doute, qu’un jour, il en soit autrement. Il y a ceux qui attirent la lumière et cristallisent l’attention. Puis les autres, cantonnés au rôle, parfois ingrat, de travailleur de l’ombre. Il y a Neymar et Oscar d’un côté, Luiz Gustavo de l’autre. Lors de l’entrée en lice réussie du Brésil en Coupe du monde face à la Croatie (3-1) jeudi, le peuple auriverde s’est davantage gargarisé du doublé du premier et de la vista du second. Alors que c’est sans doute le troisième qui a rendu la prestation la plus aboutie de tous. «À mes yeux, le meilleur élément de la Seleçao aura plutôt été Luiz Gustavo, glissait Raï dans L’Equipe samedi. C’est un joueur discret, à la technique excellente. Un joueur, surtout, qui ne déroge jamais à sa ligne directrice : l’équilibre de l’équipe».

C’est en substance, aussi, ce que pense de lui le sélectionneur Luiz Felipe Scolari. Depuis l’intronisation de ce dernier à la tête de la Seleção en novembre dernier, le milieu de terrain de 26 ans est devenu un titulaire inamovible aux côtés de Paulinho. L’un des artisans du succès en Coupe des confédérations 2013. Le lien nécessaire entre la défense et l’attaque, celui qui compense les montées des latéraux. «C’est l’un des joueurs dans lesquels j’ai le plus confiance. Il est intelligent, déterminé et précis dans tout ce qu’il fait. Surtout, son travail est fondamental pour l’équipe », dit de lui "Felipao". Un travail invisible, mais ô combien indispensable. 

Le profil de Luiz Gustavo n’a pourtant pas séduit le successeur de Jupp Heynckes au Bayern Munich, Pep Guardiola, lequel lui a indiqué la sortie à l’été 2013. Alors que des clubs plus huppés s’étaient manifestés, Luiz Gustavo avait choisi de rejoindre Wolfsburg (20 millions d’euros). Un choix surprenant au premier abord mais finalement logique pour un homme tombé amoureux de la Bundesliga depuis sa venue à Hoffenheim en 2007. Et au sein de la formation de Dieter Hecking, il a encore fait étalage de toutes ses qualités. Au point de hisser, avec notamment De Bruyne, Perisic et Olic, les Wölfe à la 5e place de Bundesliga, synonyme de Ligue Europa. 

Actuellement engagé ce qui est sans doute la compétition la plus importante de sa carrière, le discret brésilien entend mener la Seleção sur le toit du monde, et ce, malgré l’attente considérable qui l’escorte depuis l’ouverture du Mondial : «Oui, il y a de la pression mais depuis le début, je dis que c’est une pression positive, que tout un peuple nous pousse, ça va nous permettre d’atteindre notre objectif principal». Et pour cela, il ne faudra pas que les étoiles Neymar et Oscar.

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