Tablettes dans les collèges: levée de boucliers des parents, enseignants et syndicats

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Le syndicaliste Narendranath Gopee déplore un manque d’organisation dans la distribution des tablettes tactiles dans les collèges.

Le syndicaliste Narendranath Gopee déplore le manque d’organisation dans la distribution des tablettes tactiles dans les collèges.

«Il n’y a pas de politique bien définie en ce qui concerne la distribution des tablettes aux étudiants. "Ena sertin lekol fini gagne, ena pa encor gagne pe kontinie distribué. Pena dele exact kot enn zanfan pu gagn zot table", réagit le syndicaliste Narendranath Gopee. Alors que la distribution des tablettes dans les collèges qui ont déjà complété toutes les formalités d’enregistrement est prévue à partir de ce lundi 9 juin, les enseignants et les syndicalistes montent au créneau et déplorent le «cafouillage» autour de cet exercice.

«C’est un problème conflictuel. D’une part, on a les parents et, de l’autre côté, la réforme éducationnelle: les parents qui viennent en avant pour dire que ces outils serviront à aider leurs enfants. Mais, le projet est très mal établi !» déplore le président  de la Federation of Civil Service and Other Unions. Et, selon lui, «ce projet ne rapportera pas les fruits attendus».

> Le syndicaliste Narendranath Gopee commente le manque d’organisation autour de la distribution des tablettes tactiles aux élèves.

Le «pledge» de la discorde

Par ailleurs, du côté des enseignants, ces tablettes tactiles posent également problème. Ces derniers ont reçu un mail du ministère concernant la signature d’un «pledge». Ils déclarent que plusieurs points y relatifs sont à revoir. Catégoriques, ces enseignants soutiennent qu’ils ne signeront pas le formulaire. De plus, il semblerait, selon eux, que le contenu du mail ressemble plutôt à un contrat plutôt qu’à un «pledge».

Ce document en question stipule que ce sont les enseignants qui devront payer si les accessoires liés à la tablette, notamment, la batterie, l’adaptateur ou encore les écouteurs se perdent. «Les enseignants ne peuvent  être tenus pour responsables, à moins qu’une enquête de la police détermine que l’enseignant est coupable de la perte de ces accessoires», conteste le président de l’Education Officers Union, Ally Yearoo.

Ainsi, le mot d’ordre passé par les syndicats : que les enseignants ne signent pas ce «pledge».

L’un des  règlements inscrits sur le «pledge» indique que les enseignants devront ramener leurs tablettes chez eux chaque jour et la recharger tous les soirs. Mais, selon ces derniers, il est préférable que l’outil soit gardé à l’école étant donné qu’il s’agit de la propriété de l’Etat. «Plusieurs enseignants voyagent en voiture et ne rentrent pas chez eux immédiatement après l’école. Que se passerait-il si une tablette est égarée ou endommagée alors qu’elle a été laissée dans un véhicule ?» soutient Ally Yearoo.

Du côté des parents, c’est le même refrain. Ils ont été également avertis qu’en cas de perte de la tablette, ils devront  en assumer l’entière responsabilité. Une enquête sera bien entendu faite pour déterminer déjà si l’appareil a été volé par manque de vigilance. «Comment fera mon enfant s’il doit se rendre au cours d’éducation physique ou sur un terrain de sport ? Nous savons déjà que les vols de livres et de portables sont courants. C’est pareil pour les tablettes qui sont très prisées», déclare un parent d’élève.

Sollicité par l’express à ce propos, une source au sein du ministère de l’Education avance que les bénéficiaires des tablettes devront prendre les mesures nécessaires pour prévenir tout vol. «D’ailleurs, les élèves dont les parents ne signeront pas le contrat d’assurance n’obtiendront pas de tablette», précise celle-ci.  

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