L’alliance PTr-MMM «off»: ces points remis en question par Ramgoolam

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Paul Bérenger et Navin Ramgoolam, lors de leur conférence de presse conjointe ce samedi 7 juin. 

«Ce qu’on veut faire dans notre pays, c’est fondamentalement la même chose.»Ainsi s’exprime Paul Bérenger en faisant bien ressortir que le MMM et le PTr sont sur la même longueur d’onde. Navin Ramgoolam lui emboîte alors le pas : «Nous voulons la même chose, que l’île Maurice devienne un modèle dans le monde.» Mais ça, c’était dans l’après-midi de ce samedi 7 juin. Après cette conférence de presse, les discussions se sont poursuivies entre Navin Ramgoolam et Paul Bérenger. Et, coup de théâtre, deux heures plus tard : l’alliance est «off». Cela, parce que «sous pression», Navin Ramgoolam est revenu sur les détails de l’accord en vue d’une alliance.

Auparavant, le leader des Mauves avait souligné que cette alliance reposait sur «trois points fondamentaux» : le programme, le partage des tickets à 30-30 et la durée du mandat du président de la République et du Premier ministre (7 ans et 5 ans). Mais ce n’est pas sur ces aspects-là que le Premier ministre est revenu, prend soin de préciser Paul Bérenger lors de son deuxième point de presse.

Paul Bérenger entretient le mystère sur cette pression qu’aurait subie le Premier ministre, peu après qu’il a publiquement indiqué qu’une alliance se profile à l’horizon. Tout comme il n’explicite pas les détails sur lesquels le Premier ministre a fait marche arrière.

Le leader des Mauves évoque cependant les zones d’ombre entourant le Party Vote lorsque la réforme électorale passera à l’Assemblée nationale. Lors de son point de presse, il mentionne également la difficulté avec la nomination de 12 ministres en cas de 60-0.

Mais plus que tout il laisse comprendre son mécontentement quant à l’application de la réforme électorale après les élections. Il faut dire que lors de leur conférence de presse conjointe, déjà, un désaccord est apparu aux yeux du public : l’un, en l’occurrence Navin Ramgoolam, expliquait que la réforme électorale viendra après les élections ; l’autre insistait sur le fait que ce sera avant. Est-ce là un des points remis en question par Navin Ramgoolam parce qu’il a cédé à la pression comme l’affirme Paul Bérenger ?

En tout cas, ce dernier indique bien que c’est un projet cher à ses yeux. «Mo souhaite nou resi amen reform electoral», a indiqué Paul Bérenger en expliquant que l’alliance est «off». «L’idée a fait surface aujourd’hui qu’au lieu de faire un mini amendement, et maintenant qu’il est clair que l’alliance est ‘no longer on’, pourquoi ne pas venir de l’avant avec la loi sur la réforme électorale, la finaliser ?»

Dans son édition du 8 juin 2014, l’express-dimanche vous en dit plus sur les raisons qui ont fait voler en éclats cette nouvelle entente.

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