Affaire Michaela Harte: John McAreavey réclame des explications du DPP

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John McAreavey, l’époux de Michaela Harte, s’est dit irrité par la lenteur de la justice mauricienne.

John McAreavey, l’époux de Michaela Harte, se dit irrité par la lenteur de la justice mauricienne.

Y a-t-il de nouvelles poursuites dans l’enquête entourant la mort de son épouse à l’hôtel Legends (maintenant Lux*) ? L’affaire a-t-elle été classée ? C’est ce que l’époux de l’Irlandaise Michaela Harte, John McAreavey, souhaite savoir. C’est pour cette raison qu’il a demandé à son avocat, Me Dick Ng Sui Wa, d’écrire au Directeur des poursuites publiques (DPP).

John McAreavey veut aussi savoir si le State Law Office (SLO) envisage des poursuites à la criminelle contre la direction de l’hôtel pour négligence alléguée. À part le DPP Satyajit Boolell, une copie de la lettre a été remise à l’avocat Medhi Manrakhan, Principal State Counsel, qui avait représenté le SLO lors du premier procès aux assises.

Trois ans après ce drame, l’affaire n’a toujours pas été résolue. La lenteur de la justice mauricienne irrite John McAreavey, a-til confié au journal The Irish Daily Star dans son édition de mardi. Pourtant, la Special Squad, qui avait la responsabilité de la nouvelle enquête policière, a bouclé le dossier et l’a soumis au bureau du DPP l’année dernière.

Résultats d’ADN positifs

Les résultats des nouveaux tests ADN effectués sur des anciens et nouveaux suspects sont aussi tombés. Il nous revient que les résultats sont positifs pour l’un des suspects déjà arrêté dans le cadre de la précédente enquête. Le DPP aurait le dossier complet, comprenant les nouvelles conclusions de l’enquête policière et les résultats des tests ADN, en sa possession. John McAreavey ne comprend pas pourquoi rien n’a été fait jusqu'ici.

Interrogé, Ashley Victor, responsable du service de presse au bureau du DPP, a tenu à clarifier certains points importants relatifs à cette affaire: «Une enquête est toujours en cours. À ce stade, on ne peut rien dire car le bureau du DPP attend certains éclaircissements avant d’aller de l’avant. C’est lorsqu’on aura toutes les informations manquantes qu’on va décider de la marche à suivre.»

Michaela Harte a connu une fin tragique à Maurice le 10 janvier 2011. Elle a été assassinée dans sa chambre à l’hôtel Legends, à Grand-Gaube, lors de sa lune de miel. Le rapport de l’autopsie indique que la jeune femme est décédée par asphyxie suite à une «compression of the neck - compression de la nuque». Les deux suspects arrêtés, Sandip Mooneea et Avinash Treebhowon, ont été reconnus non coupables après leur procès aux assises, le 12 juillet dernier.

Rama Valayden, avocat de Sandip Mooneea, avait soumis un rapport quelques mois plus tard, expliquant que la première enquête policière avait été mal faite. L’homme de loi réclame toujours une commission d’enquête.

Les proches de la défunte réclament des dommages d’environs Rs 65 millions à l’ex-hôtel Legends. Si elle obtient gain de cause, la famille de Michaela Harte versera l’argent à la Michaela Foundation, qui oeuvre pour le bien-être éducatif des enfants nécessiteux en Irlande.

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