Réforme électorale: les points sur lesquels le comité Faugoo a tranché

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L’Attorney General, Satish Faugoo, après la réunion du comité qui planche sur le projet de loi sur la réforme électorale.

L’Attorney General, Satish Faugoo, après la réunion du comité qui planche sur le projet de loi sur la réforme électorale. 

Tout a été finalisé sur la question de la réforme électorale. C’est ce qu’a révélé Paul Bérenger hier, lundi 2 juin, à l’issue du bureau politique des mauves. Lors de leur réunion, le vendredi 30 mai, les membres du comité Faugoo sont arrivés à un consensus sur la formule du projet de loi. Les gros problèmes qui étaient restés en suspens ont ainsi été résolus.
 
Le premier des macadams qui bloquaient la finalisation du Draft Bill, notamment la question d’opposition amoindrie, voire d’absence d’opposition en cas de 60-0 à Maurice et de 3-0 à Rodrigues, a été aplani à la satisfaction de tous. Dans tous les cas de figure, l’opposition sera composée d’un minimum de sept députés.
 
Une formule spécifique sera appliquée pour l’attribution des sièges à l’Assemblée nationale selon le système de représentation proportionnelle.
 
Le comité mixte a arrêté une formule pour l’attribution des sièges pour la représentation proportionnelle. La méthode des «wasted votes» sera mise de côté dans l’optique où une entité politique remporterait tous les sièges sous le First Past the Post (FPTP). Et ce sera le pourcentage total des votes recueillis qui sera utilisé.
 
Si après un 60-0 un parti d’opposition remporte 10 % des suffrages, sept sièges lui seront attribués : cinq de la liste A et deux de la liste B. La distribution se fera en pro rata avec 70 % des sièges de la liste A et 30 % de la liste B. Cette formule sera appliquée si le parti d’opposition obtient plus de 10 %. Si le parti d’opposition recueille 23 % des votes ou plus, ses 20 candidats inscrits sur les deux listes seront tous nommés députés.
 
Dans le cas où deux partis n’auront pas réussi à faire élire leurs candidats sous le système de FPTP mais obtiennent chacun 10 % ou plus des suffrages, la distribution se fera selon cette même formule. En respect du pourcentage obtenu par chacun. Et pour éliminer le risque, certes infime, que l’Assemblée nationale se retrouve sans opposition, avec l’hypothèse où aucun parti n’arrive à franchir le cap des 10 %, le comité a opté, là aussi, pour une formule spécifique. La commission électorale procédera à une addition des pourcentages recueillis jusqu’à atteindre un minimum de 10 %. Ensuite chaque parti recevra un nombre de sièges équivalent à sa contribution dans les 10% qui sera également calculée en forme de pourcentage (voir exemples 1, 2 et 3).
 
 
 
Pour éliminer le risque que l’Assemblée nationale se retrouve sans opposition, le comité a opté pour une formule spécifique.
 
En ce qui concerne la représentation féminine, tous les partis ou alliances politiques souhaitant participer aux élections générales devront obligatoirement présenter un tiers de candidats de sexe différent. Ainsi, chaque entité qui briguera les suffrages dans toutes les circonscriptions, devra avoir une liste de 60 candidats avec au moins 20 hommes et 20 femmes.
 
À Rodrigues, qui obtiendra avec la réforme électorale proposée, un troisième siège sous la formule de FPTP, chaque parti devra aligner des candidats des deux sexes.
 
Au cas contraire, la commission électorale accordera un délai de trois heures aux partis, le jour du dépôt de candidatures, pour qu’ils réaménagent leur liste respective afin de se conformer aux exigences précitées. Faute de quoi les listes initiales seront entièrement rejetées.
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