Sudha Singh: la reconstruction

Avec le soutien de

La justice vient de rayer les charges provisoires qui pesaient contre Sudha Singh, ancienne enseignante du Mauritius Institute of Training and Development (MITD). Cela, un an après son arrestation. Pour celle qui, depuis son limogeage du MITD, n’a pas trouvé d’autre emploi, malgré ses recherches, c’est le moment de «se reconstruire».

Pour tourner la page sur le «traumatisme» qu’elle a vécu, elle veut d’un bon break. «J’ai fait mon boulot. Je maintiens que j’ai suivi le protocole. Quand un élève est en difficulté, il faut le signaler.»Le verdict, Sudha Singh n’y croit presque pas. «Sur le coup, j’ai demandé à mon époux s’il avait bien entendu.» Un trait tiré sur «un marathon de deux semaines», sur des rendez-vous aux Casernes centrales, dont un qui a duré six heures. Et une lettre de licenciement qui lui avait été remise, un jour, au cours de la récréation.

«En plus, ce jour-là, j’étais responsable du centre, le manager n’était pas là.» Une lettrequi disait que la décision était avec effet immédiat. «Et moi qui croyais que c’était la lettre confirmant que j’intégrais l’establishment du MITD

Tout cela avait même poussé Sudha Singh à quitter son domicile de Curepipe par mesure «de sécurité», pour la quiétude d’Albion, chez ses parents. Sans emploi, la journée, «j’étais un peu redevenue comme à l’époque où j’étais étudiante». Shopping et autres sorties pour se changer les idées, avant de retrouver le soir, son époux et leur bébé. Tout en continuant à postuler pour des emplois. «Mais comme tout n’était pas réglé au niveau légal… Et puis peut-être que c’est mon nom aussi», avance-t-elle comme explication à son statut de chômeuse. Avant de confier, «j’ai fait le choix de ne pas travailler». Mettant momentanément au placard sa licence en français et sa maîtrise en ressources humaines.

Sudha Singh sait qu’elle peut compter sur le soutien de Manvendra, son époux, et celui de sa mère, haut fonctionnaire à la retraite. Ses deux piliers en sus de son avocat Roshi Bhadain. C’est aussi avec son concours que la reconstruction va se faire.

«On va laisser faire le temps mais après je pense chercher réparation auprès du MITD.» Il faudra aussi, pour Sudha Singh, continuer à affronter ce petit quelque chose dans le regard des gens. «Mais je ne me cache pas. Je n’ai rien à cacher

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