Menace d'explusion: le sort de trois enfants malgaches à Maurice fixé lundi

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Le Passport & Immigration Office a informé la direction de l’usine où travaillent les mères qu’un arrangement pourrait être trouvé en ce qui concerne le permis de résidence des enfants.

Leur expulsion, initialement prévue pour jeudi, avait été repoussée à demain. Mais un «arrangement» pourrait mener à un heureux dénouement, lundi 2 mai, pour trois enfants malgaches.

Leurs mères, des ouvrières de l’usine Corona Clothing, à Floréal, avaient été sommées de les quitter à Madagascar si elles voulaient continuer à travailler à Maurice... Mais le Passport & Immigration Office (PIO) a informé la direction de l’usine qu’un arrangement pourrait être trouvé en ce qui concerne le permis de résidence des enfants.

C’est mardi que l’usine Corona Clothing avait été informée par le PIO que les enfants de ces ouvrières ne pouvaient rester à Maurice bien qu’ils soient nés sur le sol mauricien. Raison : ils ne détiennent pas de... permis de résidence. Elles avaient jusqu’à jeudi pour faire les bagages des petits -dont deux filles - âgés respectivement de trois mois, un an et demi et deux ans.

Une expulsion qui semble «louche»

Dans les hautes sphères de la diplomatie mauricienne, on explique que cette expulsion semble «louche», mais qu’il faudrait scruter le contrat des Malgaches pour voir s’il est mentionné qu’elles ne peuvent enfanter à Maurice. Quoi qu’il en soit, les diplomates, autorités et syndicalistes sont d’accord sur un point : ils sont tous contre le fait de séparer les mères de leurs enfants.

D’ailleurs, le syndicaliste Feyçal Ally Beegun, président de la Textile Manufacturing and Allied Workers Union, qui encadre ces ressortissantes malgaches, s’est dit révolté devant cette situation. Pour lui, cette affaire est une véritable honte pour Maurice.

«Il est inconcevable que des êtres humains soient traités comme du bétail. Alors que ces enfants sont nés dans la république de Maurice et ont été déclarés à l’état civil mauricien, on ne peut demander à leurs mères de les retourner à Madagascar pour revenir travailler à Maurice», lâche-t-il, furieux.

La responsable des ressources humaines de Corona Clothing, Priscille Beeharry, a, quant à elle, déclaré que ces ouvrières malgaches ont le soutien de la direction de l’usine. D’ailleurs, elle a tenu à préciser que ces femmes malgaches sont des ouvrières modèles, comptant entre six et huit ans de service.

Richard Via, l’ambassadeur de Madagascar à Maurice, indique avoir apprécié la réaction de l’usine. «Celle-ci n’a pas pris ces accouchements comme une catastrophe. Au contraire, elle a aidé ces mères en mettant en place un service de garderie.»

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