Le MR dénonce l’interdiction d’utilisation des sacs en plastique

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Les membres de la minorité du Mouvement Rodriguais lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 27 mai, à Port-Mathurin.  

«Il existe un mécontentement généralisé et une incompréhension totale par rapport à ces règlements. On entend beaucoup parler de campagnes de sensibilisation mais les gens restent sceptiques quant aux retombées de ces règlements dans leur vie quotidienne», explique Gaétan Jabeemissar. Lors d’une conférence de presse ce mardi 27 mai le chef de la minorité du Mouvement rodriguais (MR) et ses membres ont exprimé leur désaccord sur les nouveaux règlements qui régiront bientôt la vente et l’utilisation des sacs en plastique à Rodrigues. Cette mesure entrera en vigueur le 5 juin prochain, jour de la journée mondiale de l’Environnement. 
 
Lors d’un point de presse, le commissaire de l’environnement à Rodrigues, Richard Payandee, avait déclaré que «les sacs en plastique causent beaucoup d’inconvénients au niveau de l’environnement. Nous voulons que la population prenne conscience de cela et agisse en conséquence. Nous avons noté que ce règlement est bien accueilli par la population dans son ensemble.» Faits que contestent vivement les membres du MR.

«Laloi la inn fini mor avan li rant en viger»

 
Selon eux, ces règlements ont engendré un mécontentement et une incompréhension totale chez le public. «Payandee finn fel. Laloi la inn fini mor avan li rant en viger. Nou pa dakor avek fason inn fer sa. Li politikman bias», a soutenu Gaétan Jabeemissar. Il a ajouté qu’il trouve étrange que le chef commissaire, Serge Clair n’a fait aucune déclaration sur ce sujet le jour du vote. Pour sa part c’est «un signe de désaveu». Lors de son point de presse aujourd’hui, il a avancé que «c’est de mon devoir de faire savoir à l’opinion publique que cette loi n’est pas bien acceptée car elle entrainera d’autres problèmes.» 
 
Franceau Grandcourt et Daniel Spéville, membres de la minorité du MR abondent dans le même sens. «Ces règlements comportent beaucoup de lacunes. Certains sacs en plastique peuvent être utilisés et d’autres pas. C’est un paradoxe», estime Franceau Grandcourt. Selon lui, ces règlements auraient dû être travaillés davantage. 
 
Pour Daniel Spéville, le plus gros problème des sacs en plastique se trouvent au dépotoir de Grenade. «Zot pe dir alternatif laloes ek bakoa. Eski pou enan ase matier premier pou bann artizan travay ? Zot dir bann dimunn ki ena stok bizin al depoz sa kot Departmental Head. Eski bann dimunn la pou gagn dedomazman pou sa ou bien li gratuit ?» s’interroge ce dernier qui qualifie cette loi «d’impopulaire». 
 
Eileen Flore
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