On a testé: Saveurs des Iles au Morne

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HEURE. Il est 21h10 quand nous arrivons. Nous sommes bienveillamment accueillis pour le deuxième service de la soirée, celui qui suit le départ des repus venus beaucoup plus tôt, vers 19h30, qui après une journée à la mer, ne peuvent plus résister au «creux». A cette heure plutôt tardive, ce restaurant à la carte affichant «cuisine créole» est encore rempli.
 
AMBIANCE. Nous sommes à la plage et la grosse majorité des tables se trouve donc sous les étoiles. Lumières tamisées, tables en bois massif, fauteuils accueillants et confortables, nappe damassée sur dessous capitonné. Des cocotiers partout. Heureusement pas de ceux qui affichent leur souffrance d’avoir été récemment transplantés ! Il y a aussi quelques tables «à l’intérieur» pour ceux qui ne peuvent affronter le courant d’air du grand large : nous sommes au début de l’hiver tout de même ! Les bougies, protégées dans d’immenses bougeoirs, ressemblent à autant de lucioles palpitantes dans la nuit.
 
SERVICE. Les serveurs glissent entre les tables avec fluidité et discrétion. Ils connaissent bien leur métier. Les recommandations de menu (du moins celles dispensées à notre table) sont avisées, honnêtes et montrent une certaine maîtrise gustative. On aurait peut-être pu mieux nous guider pour le verre de vin (une bouteille aurait été un gaspillage pour une seule personne), mais le Shiraz dispensé était moelleux et a même mérité un rappel !
 
REPAS. Ce restaurant ne cache pas son jeu : valoriser la bonne cuisine créole. L’amuse-bouche donne le ton : purée de petits pois (ou vont-ils dénicher les petits pois, qui nous paraissent frais tellement c’est goûteux ?) sur laquelle le chef a couché deux morceaux savoureux de langouste. Exquis ! Elle est suivie d’un velouté de palmiste précautionneusement déposé à la louche autour d’un tartare de palmiste pour elle, et de gambas en beignets, avec une sauce aigre douce, pour moi. On s’échange amoureusement de petites bouchées et je vous jure que c’est bien plus sincère (et ragoûtant) que celles de Paul et de son SAJ…
 
Madame commande ensuite un sacréchien rôti, avec sa purée de brèdes songes au tamarin et sa chiffonnade de concombre en salade, à la menthe. Un délice aussi. Mon assiette ne jette pas sa part au chien : filet de babone aux épices tandoori, aubergines sautées au cumin, purée de potiron, tempura de légumes. En sus d’être poétique (le potiron de Cendrillon, c’est évidemment bien mieux que le giraumon du bazar), c’est savoureux et le poisson, qui s’effrite crânement et solidement sous la fourchette, est vraiment très frais !
 
Le dessert, on ne se le partage pas. Et pour cause, nous choisissons pareil : croquant de meringue, fruits de saison (carambole, mandarine…), sautés au vinaigre balsamique avec pain d’épices et crème au parmesan. Somptueux ! La soirée s’est soldée par des infusions et une demi-heure de plus au gymnase le lendemain pour brûler tout ce surplus…
 
VALUE FOR MONEY. Il y a des circonstances où il est de mauvais goût de compter. C’est l’une de celles-là, puisqu’il s’agit d’un anniversaire. Mais je vous dirai tout de même que je n’ai pas sourcillé en voyant la note, que j’ai trouvée raisonnable pour le plaisir que nous en avons tiré !
 
PROCHAINE VISITE. Nous n’attendrons, je l’espère, pas le mois de mai 2015 ! Une idée ! Elle vient d’Alice au pays des merveilles, si vous vous souvenez de la scène du thé avec le chapelier toqué… Nous nous verrions bien fêter autant de «non-anniversaires» que possible jusque-là !

Note : 8,5/10

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