Dassen Nagapa-Chetty : Les épices dans le sang

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Les concocteurs de «Sundaram Roche-Carri», Dassen Nagapa-Chetty et son fils Mayessen.

Les concocteurs de «Sundaram Roche-Carri», Dassen Nagapa-Chetty et son fils Mayessen.

Le secret d’un bon plat réside dans les épices. Et Dassen Nagapa-Chetty l’a hérité de sa famille. Il fabrique ces condiments de façon traditionnelle comme le faisaient autrefois ses grands-parents.

Dassen Nagapa-Chetty a toujours vécu dans l’univers des épices.Cela fait des années qu’il fabrique ces condiments. Il les concocte à l’ancienne, selon une technique qu’il a héritée de ses parents.

«Ma famille aimait bien manger des plats épicés depuis toujours. Tout le monde attendait le dimanche pour se rencontrer afin d’écraser les épices pour ensuite les utiliser», se souvient-il.C’est ainsi que Sundaram Roche-Carri a pris naissance.

S’il a troqué son métier d’enseignant en langue tamoule et sa passion pour la photographie pour se consacrer pleinement à la fabrication d’épices, il ne le regrette aucunement. Toutefois, son parcours depuis 1990, année où il s’est lancé sur ce marché, n’a pas été sans difficultés.

Il est bien pénible, dit-il, pour une petite entreprise de survivre. «Le système est tel qu’il est difficile de mettre ses produits sur le marché», déplore-t-il. En dépit des obstacles, Dassen parvient à s’installer. Il est d’ailleurs l’un des premiers épiciers locaux sur le marché. On peut retrouver Sundaram Roche-Carri aux marchés de Quatre-Bornes et de Flacq. Ses produits se vendent également dans les supermarchés de Winner’s et au Family Supermarket.

Des ouvrières à l’oeuvre dans l’épicerie.

Dassen raconte comment lui, son épouse Sundari, et ses enfants, Mayessen, Poojam, Yogini et Yovadee, ont commencé avec peu. «Nous avions débuté comme une petite usine à la maison même», explique-t-il. Grâce à un ami suisse souvent de passage à Maurice, Dassen arrive à exporter ses produits. «J’ai commencé avec des épices comme le massala, les épices pour briyani,tandoori etc.», déclare-t-il.

Au fil des ans, les variétés ont augmenté. Mais les difficultés aussi s’amoncèlent. «Sion ne se bat pas, on meurt», dit-il, en se remémorant ces jours pénibles. Même son de cloche pour Mayessen qui, bien que détenteur d’un diplôme en journalisme, a préféré prêter main forte à son père afin de faire le business prospérer. Cela fait un an maintenant qu’il est aux côtés de son père. Avec l’augmentation des différentes variétés, telles que le massala pimenté, doux, fort, les divers poivres, la production également double. Et c’est pour mieux travailler d’après les règlements et les normes que Dassen ferme l’usine à son domicile, pour ouvrir une autre à Argy, dans la zone industrielle.

Pour Dassen et sa famille, les épices ont toujours été indispensables. Savoir bien utiliser les épices dans les plats peut s’avérer bénéfique à la santé, selon l’expert. Il se souvient que quand quelqu’un était souffrant dans la famille, sa grand-mère préparait un thé aux épices, et le tour était joué.

Les épices sont des ingrédients incontournables de la cuisine mauricienne. Mais leur goût change en fonction des techniques de fabrication. Pour s’assurer d’obtenir le meilleur parfum possible, Dassen privilégie l’ancienne méthode. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle son crédo est «Manzer ou coser».

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