Bérenger: «Si le gouvernement actuel ne réussit pas la réforme, le prochain le fera»

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Paul Bérenger se dit fier du rôle joué par le MMM pour l’avènement d’une réforme électorale.

«Un pas extraordinaire en avant», «un acquis historique», un «rendez-vous avec l'Histoire». C’est en ces termes que Paul Bérenger a décrit le projet de réforme électorale qui doit être présenté au Parlement dès la fin de la prorogation décidée par le Premier ministre. Le leader du MMM s’est dit fier de la part jouée par son parti vers cet «avancement pour le pays». Il a rappelé que c’est la «première fois depuis l’avénement du Best Loser System» qu’un consensus est trouvé sur une alternative à ce système.  

Il a soutenu que «si le gouvernement actuel ne réussi pas la réforme, le prochain gouvernement le fera. Et le prochain gouvernement, c’est nous !» Malgré les «sacrifices» et les «critiques» essuyées par le MMM, a-t-il aussi lancé, «nou pe progrese». Le chef du parti a réitéré son vœu de veiller à ce que «Ramgoolam respecte ses engagements », et s’est réjoui de la «mari team» mise en place pour la rédaction du projet de loi.

Le projet de loi qui sera présenté au Parlement contiendra toutefois certaines divergences avec la vision du MMM, mais les députés voteront tout de même pour la réforme, a assuré Paul Bérenger. «Nous ne laisserons pas une question de pourcentage nous faire manquer ce rendez-vous avec l’histoire», a-t-il affirmé en se référant au seuil d’éligibilité des députés à la proportionnelle. Celui-ci sera de 10 %  dans le projet de loi, alors que Bérenger penchait pour 7,5 %. Par ailleurs, la réforme devrait prévoir 14 élus à la proportionnelle et 6 députés choisis parmi les listes établies au préalable par les partis.

«Nou pran zafer enn par enn»

Si la réforme électorale est «déjà entamée», il faudra approfondir davantage le débat au sujet du partage de pouvoirs entre le président et le Premier ministre, même s’il y a déjà un «acquis considérable». Paul Bérenger propose la rédaction d’un Consultation Paper à ce sujet, et aussi proposé que le système de partage de pouvoir soit calquée sur celles du Malawi et de la Zambie. «Ramgoolam est d’accord pour continuer à discuter», a précisé le chef de l’opposition.

Indiquant qu’une alliance avec le PTr «n’est pas d’actualité», il n’a toutefois pas écarté cette possibilité. «Nou pran zafer enn par enn, a-t-il précisé. Reform la fini antamé, aster nou pou lans deba lor deziem repiblik

A propos du MSM, le leader du MMM déclare que si ses membres votent contre la réforme électorale alors qu’un accord avait été trouvé au préalable, ils devront «prendre leurs responsabilités devant leur conscience et devant l’Histoire».

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