Fort taux d’échec en maths: les profs montrent du doigt le mode d’enseignement

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Cela fait longtemps que l’État aurait dû prendre en considération la baisse de la performance des élèves en ce qui concerne les maths. Rajee Pyneeandee, enseignante au collège London dans la capitale, donne le ton. «Certains élèves de Form I des Low Performing Schoolsne connaissent pas de simples bases, comme les tables de mathématiques et l’ordre des opérations. Ces cas sont courants, même dans quelques collèges régionaux», dit-elle.

Résultat : le taux de réussite en maths est en déclin. En témoigne une étude menée par le personnel de la Quality Assurance Division, qui dans des résultats publiés le mardi 29 avril, démontre que le taux de réussite en mathématiques pour des élèves de Form III s’élève à 41,5 % contre 70 %, pourcentage qui englobe l’anglais et le français.

«Le primaire est trop centré sur les examens», ajoute Rajee Pyneeandee. Pour elle, il serait temps de revoir le système éducatif. Madoo Ramjee, président de l’Association des recteurs de Maurice et également enseignant de mathématiques, souligne que plusieurs élèves se heurtent aussi à un obstacle dont on parle peu, qui est l’anglais. «Ils peuvent comprendre les concepts généraux, mais ils ne comprennent pas la question. Peut-être qu’il faudrait changer la façon d’enseigner», dit-il.

Bhodraz Ramdhean, enseignant au collège Friendship (Boys), souligne que ce facteur est important. «Il y a un trop grand écart entre le CPE et la Form I. C’est là où commencent les problèmes.»

Pour lui, les élèves ont «peur» des maths et cette frayeur les empêche d’approfondir leurs connaissances en la matière. «Les élèves sont plus paresseux de nos jours. Les maths demandent beaucoup d’effort mental.» 

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