Les vietnamiens manifestent contre un projet pétrolier chinois

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Plusieurs centaines de personnes ont manifesté dimanche dans les grandes villes du Vietnam pour protester contre l'installation par la Chine d'une plate-forme pétrolière géante dans un secteur contesté en mer de Chine méridionale.

A Hanoi, 300 personnes étaient massées devant l'ambassade de Chine et quelques centaines d'autres devant le consulat de Chine à Hô-Chi-Minh-Ville, ont rapporté des témoins. Des manifestations ont également eu lieu à Hué et Danang, selon les sites internet de journaux.

"A bas la Chine", a-t-on entendu et sur certaines pancartes, on pouvait lire : "Chine, pas touche au Vietnam !" D'autres demandaient à la compagnie pétrolière chinoise, la CNOOC, d'enlever la plate-forme.

La Chine revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, riche en hydrocarbures, et rejette les prétentions territoriales du Vietnam et d'un certain nombre d'autres pays.

Les manifestations de dimanche, bien que modestes en nombre, sont très significatives dans un pays où les manifestants sont souvent arrêtés. La police a laissé les protestataires franchir le cordon de sécurité devant l'ambassade de Chine à Hanoi.

Les chiffres de la participation varient selon les médias. Certains ont parlé de plusieurs milliers de manifestants, d'autres de dizaines, voire de centaines de milliers.

La Chine et le Vietnam ont une longue histoire de conflits et les deux pays se sont fait brièvement la guerre en 1979.

Le ministère vietnamien des Affaires étrangères a accusé la Chine d'avoir éperonné deux de ses bateaux le 4 mai en mer de Chine méridionale et d'avoir provoqué de sérieux dégâts. (voir )

Les Etats-Unis ont parlé de provocation à propos de la plate-forme pétrolière. La Chine dit que celle-ci est située dans des eaux lui appartenant et accuse Washington d'encourager "certains pays" à agir de façon dangereuse en ayant recours à la provocation.

Les ministres des Affaires étrangères de l'Asean (Association des nations d'Asie du Sud-Est), réunis à Naypyitaw, la capitale birmane, ont publié samedi un communiqué émettant leurs "préoccupations" et appelant à la retenue. Ils ont dit souhaiter une résolution pacifique des "développements en cours" sans faire spécifiquement référence à la Chine.

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