Primaire: ces enseignants payés à ne rien faire

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Une salle de classe de l’école primaire de l’école Raoul Rivet. Selon les personnes proches du milieu de l’Education, certains enseignants seraient payés à ne rien faire.

Une salle de classe de l’école primaire de l’école Raoul Rivet. Selon les personnes proches du milieu de l’Education, certains enseignants seraient payés à ne rien faire. 

Au départ, il était prévu que les ICT Support Officers (ICTSO) enseignent l’informatique aux élèves. Toutefois, il y a deux ans, le ministère a décidé que cette matière devait disparaître. Et que les enseignants eux-mêmes devaient utiliser l’informatique comme outil pour faire la classe. Résultat: le poste de ICTSO a été redéfini par la Public Service Commission. La tâche des officiers consiste désormais à épauler les enseignants qui utilisent un ordinateur.

Or, c’est là que résiderait tout le problème, selon Vinod Seegum, président du Government Teachers Union. Car, estime-t-il, la plupart du temps, les ICTSO se retrouvent avec très peu de travail à effectuer. Ceux qui sont proches du milieu de l’Education affirment que les Health and Physical Instructors seraient, eux aussi, payés à ne rien faire.

Ce que confirme Jaganarden Sunassee, président de la Mauritius Head Teachers Association. «Il est courant pour ces officiers de passer des journées entières à ne rien faire», dit-il. Il impute le problème aux decision makers du ministère qui n’ont, selon lui, pas suffisamment réfléchi au Scheme of Duty des officiers.

Gaspillage de fonds

Point de vue partagé par Suttyhudeo Tengur, président du Government Hindi Teachers Union, qui prend le cas des Health and Physical Instructors (HPI). Il parle même de gaspillage de fonds.

Selon Vinod Seegum, le fait que les enseignants fassent déjà la classe d’éducation physique remet en question la nature même du poste de HPI. De plus, d’après leur Scheme of Duty, «les HPI doivent travailler dans cinq écoles. Mais cela ne se fait pas dans la pratique», précise-t-il.

Sollicité par l’express, Hansraj Ramroop, secrétaire de la Primary School Health & Physical Education Instructors Association, souligne qu’il est «difficile pour nous de nous déplacer dans cinq établissements chaque semaine». Sans compter, dit-il, que les HPI se consacrent surtout à la tenue d’événements sportifs.

Des responsabilités floues

Pour le cas des ICTSO, Rishi Persand, secrétaire de l’ICT Support Officers Union, souligne que les officiers auraient moins de temps libre si les enseignants jouaient le jeu. «Souvent, les enseignants refusent d’emmener leurs élèves dans les laboratoires pour animer des séances de travail», fait-il valoir. Autre éléphant blanc à déplorer: le poste de mentor créé pour former les nouvelles recrues. Les responsabilités qui incombent aux mentors demeurent floues, selon Vinod Seegum.

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