Réforme électorale: quand le PMSD prend Ramgoolam à contre-pied

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Le PMSD est revenu en détail sur ses propositions quant à la réforme électorale. Déjà, hier, le parti a soumis ses propositions au gouvernement, la date butoir ayant été fixée au 5 mai. Une communication du parti datant d’hier également vient donner un aperçu du courant de pensée au sein des Bleus. Et il laisse comprendre que des désaccords se profilent à l’horizon entre son partenaire PTr.

Le parti s’oppose totalement à l’établissement d’un seuil d’éligibilité des députés à la proportionnelle de plus de 5 %. Cela équivaudrait à un retour à un système «régalien et autoritaire», indique le communiqué. «L’argument que les petits partis qui entreraient au Parlement pourraient encourager les extrémistes ne convainc pas et au contraire, à notre avis, donnerait à ces petits partis la chance de s’exprimer démocratiquement».

Cette phrase est une réponse directe aux craintes soulevées par Navin Ramgoolam à propos d’un seuil d’éligibilité trop bas. «Un niveau plus haut tel les 10%, jugulerait les minorités, serait anti-démocratique. Les pays pratiquant ce niveau, i.e. 10%, sont par exemple : les Seychelles et la Turquie qui n’émergent pas en tant que modèles. En revanche, parmi  ceux qui ne franchissent pas le seuil de 5% on retrouve la France et beaucoup de pays européens», soulignent les Bleus.

Le PMSD est aussi revenu sur la question du Best Loser System, un sujet qui avait créé la polémique lorsque le parti l’avait évoqué récemment. Le parti semble bel et bien pour le maintien de ce système, mais en se fondant sur un recensement en 2011. «Un recensement fait en 2011 et publié par le bureau des statistiques le fut sur une base religieuse. C’est virtuellement la même chose avec la réserve que pose la question des personnes de souche chinoise.»

L’option la plus favorable, selon les Bleus, est d’amender la Constitution afin d’utiliser le recensement 2011, qui a été fait sur des base religieuses, «avec toutefois un ajustement fait en ce qui concerne la communauté chinoise sur une base acceptable». Car, pour le PMSD le BLS est aussi principalement basé sur la religion : l’hindouisme et l’islam et la communauté, celle dite chinoise identifiée séparément et la population générale qui est la part résiduelle.

Débats sur la 2e République

Evoquant les débats sur la 2e République et le partage de pouvoirs entre le Président de la République et le Premier Ministre, le PMSD soutient qu’il faudrait qu’il y a lieu d’avoir une profonde étude et un débat ouvert car «nous touchons là à un exercice essentiel de la démocratie. Un autre élément de discussion fondamental est aussi la façon de nommer le Président de la République, soit au suffrage universel soit autrement».

Et le parti termine sa communication sur une pique lancée à l’initiateur de cette réforme : «ces propositions sont brèves à cause de l’actuelle somnolence dudit projet de réforme. Evidemment, s’il reprenait son cours le PMSD continuerait le débat de manière détaillée»

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