47 Ronin : Les aventures de Neo au Japon féodal

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RÉSUMÉ

Dans le Japon médiéval, le seigneur Asano Naganori recueille Kai, un jeune enfant méti et l’élève dans sa propre maison. Malgré l’infériorité que lui confèrent son statut social et son sang-mêlé, Kai acquiert de vrais talents de samouraï et il tombe amoureux de Mika, la fille d’Asano.

Lors d’une visite du seigneur Kira, maître de cérémonie du Shogun, un combat de démonstration est arrangé entre Yasuno, de la maison Naganori, et un samouraï de l’entourage de Kira. Juste avant le combat, Kai s’aperçoit que Yasuno est sous l’emprise d’un maléfice et qu’il est incapable de combattre. Il met son armure, mais il est démasqué au cours du combat et condamné sur le champ à l’esclavage. Au cours de cette même nuit Asano, également victime d’un maléfice, agresse Kira, croyant que celui-ci s’en prenait à sa fille. Il est condamné à mort par le Shogun (qui l’autorise toutefois à se suicider), toutes ses terres sont confisquées et remises à Kira qui exige aussi la main de Mika. Les samouraïs sont condamnés à se disperser et à être des «Ronin». Mais ils jurent de venger leur maître…

LA NOTE : 4/10

L’histoire des 47 ronin est l’une des plus belles légendes japonaises, une part importante de leur culture qui illustre la beauté du bushido (le code du samouraï), la loyauté et le sens du sacrifice. Cette histoire est tellement célèbre au pays du Soleil levant qu’elle y a déjà connu de nombreuses adaptations au cinéma et à la télévision Mais le réalisateur et les producteurs de ce 47 Ronin ont choisi d’ajouter des éléments totalement superflus à cette histoire et le résultat est un film d’action fantastique plutôt bizarre.

Carl Erik Rinsch livre avec ce film une première réalisation honorable. Malgré un cadrage parfois hésitant et une 3D proprement inutile, les images sont belles. La représentation graphique du Japon féodal teinté de fantastique est convaincante. Les décors sont magnifiques et les costumes sont particulièrement recherchés. En revanche, dans le fond et en dehors de l’action, le film manque cruellement de maîtrise et de panache.

Ainsi, on a la désagréable impression que le scénario est bâclé contrairement à la plastique. On regrette l’absence d’un juste équilibre entre les scènes présentant la noblesse des traditions japonaises et l’action. Les dialogues vertueux finissent par lasser et plombent le rythme narratif.

Dans ce cadre, les acteurs japonais sont tous convaincants. Quant à Keanu Reeves, arborant un style capillaire proche de Tom Cruise dans Le dernier Samouraï, il fait office de vilain petit canard. Si au moins son personnage pouvait être plus en retrait.

Le film est tiraillé entre une volonté marketing visant le grand public et un respect au récit japonais originel et cela se voit. En outre, il y a une absence totale d’émotion dans ce film, faute à une histoire d’amour impossible, caricaturale et maladroite et à la froideur caractéristique des samouraïs.

Malgré un final convenable et une direction artistique soignée, 47 Ronin ressemble à une série B particulièrement coûteuse. Un film d’action sous anesthésie émotionnelle où les mots se heurtent plus souvent que les sabres. À voir pour les fans de Keanu Reeves.

La bande-annonce

FICHE TECHNIQUE

Genre : Arts martiaux, fantastique

Durée : 2 heures

De : Carl-Erik Rinsh

Acteurs : Keanu Reeves, Hiroyuki Sanada, Kou Shibasaki, Tadanobu Asano, Rinko Kikuchi, Min Tanaka, Jin Akanishi, Masayoshi Haneda, Hiroshi Sogabe

Salles : Star Caudan, La Croisette, Bagatelle

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