Après les allégations de Buttié: perquisition du CCID chez Appavoo & Associates

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Winsy Buttié a été dénoncée par Clensy Appavoo qui a découvert l’ampleur de la fraude à partir d’une réclamation de la Mauritius Revenue Authority.

La contre-offensive de Winsy Buttié contre son ancien patron semble bien fonctionner. En début de soirée hier, vendredi 2 mai, une équipe du Central Criminal Investigation Department (CCID) s’est rendue au siège d’Appavoo & Associates, au 29 rue Mère Barthélemy, à Port-Louis, pour saisir les dossiers relatifs aux accusations de l’ex-assistante de direction à propos d’une fraude alléguée de cette société au préjudice d’un client français.

Accusée par Clensy Appavoo d’avoir détourné plus de Rs 105 millions au sein de son cabinet conseil depuis 2009, Winsy Buttié veut convaincre le CCID que ce dernier a agi «pour la faire taire». Dans une déposition consignée jeudi, elle avance que l’ancien président de la Mauritius Employers’ Federation lui aurait donné des instructions, en 2011, pour falsifier certains contrats au nom du Français Michel Corvalan. Cela, dit-elle, afin qu’Appavoo & Associates s’approprie quelque 2,3 millions d’euros, soit Rs 96,7 millions.

Le Français, la quarantaine, était un client du cabinet conseil à travers sa société Cordial OI Ltd et il est décédé cette année. Winsy Buttié croit savoir que Clensy Appavoo a porté plainte contre elle le mardi 22 avril, soit quelques heures après qu’elle se soit présentée à la commission anticorruption pour le dénoncer.

Le CCID et l’Independent Commission against Corruption (ICAC) ne veulent rien laisser au hasard, d’où la perquisition d’hier. Chez Appavoo & Associates, l’on explique que les enquêteurs se sont présentés et que tous les documents réclamés leur ont été remis. On déclare également que Winsy Buttié tente de se dédouaner dans l’affaire de détournement des Rs 105 millions à travers «des accusations farfelues».

Assistée des avocats Ashley Ramdass et Varuna Bunwaree,Winsy Buttié a été interrogée pendant plus de sept heures hier. Elle a nié avoir commis ces malversations. Elle s’est d’abord expliquée sur les transferts bancaires du compte de Clensy Appavoo à celui de son fils. Elle a également rejeté les accusations selon lesquelles elle aurait eu recours à un tampon portant la signature de Clensy Appavoo pour effectuer certaines transactions.

La propriétaire de chevaux de courses a expliqué à l’équipe d’enquêteurs, dirigée par les assistants-commissaires de police Pregarsen Vuddamalay et Hemant Jangi, qu’elle utilise de tels tampons depuis nombre d’années et que les transactions pour lesquelles elle est accusée ont été validées par Clensy Appavoo.

L’interrogatoire deWinsy Buttié doit reprendre ce matin.

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