Ramgoolam se montre plutôt tendre envers Bérenger

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Navin Ramgoolam saluant Patrick Assirvaden à son arrivée au comité exécutif du PTr ce lundi 28 avril. 

Si Paul Bérenger s’est montré très véhément à l’égard de Navin Ramgoolam suite aux discussions stériles sur la réforme électorale et la IIe République, le Premier ministre n’a pas fait preuve de la même verve à l’encontre de son adversaire politique ce lundi 28 avril. Il s’exprimait suite au comité exécutif du PTr au square Guy Rozemont, à Port-Louis.

Enumérant les points qui ont fait capoté les négociations le jeudi 24 avril à la Clarisse House, Navin Ramgoolam a déclaré que le désaccord concernant le seuil d’éligibilité des députés à la liste proportionnelle est un «malentendu». «La priorité, c’est la stabilité. Il faut un gouvernement fort. La fragmentation, c’est la division», a-t-il soutenu pour défendre sa proposition d’établir ce seuil à 10 %.

Toutefois, il était d’accord pour négocier davantage à ce niveau, a-t-il affirmé. Rappelant qu’il avait fait une nouvelle proposition au chef de l’opposition à ce sujet, soit 8,5 % plus un élu, Navin Ramgoolam a fait valoir qu’il était prêt à aller plus loin.

Mais, pour le chef du gouvernement, le «désaccord fondamental» entre Paul Bérenger et lui-même concerne la présidence de la IIe République. Le chef du gouvernement insiste pour que le président soit élu au suffrage universel, tandis que le leader de l’opposition s’y oppose formellement. «Si on augmente aussi considérablement les pouvoirs du président, celui-ci doit être élu par le peuple», avance Navin Ramgoolam.

Des «arguments valides» de Bérenger

Ce dernier a tout de même affirmé qu’il «comprend» les craintes de Paul Bérenger à ce propos, et que ce dernier a des «arguments valides». «Si nous mettons en place un système à la française, avec deux tours, cela créera des divisions, avec une multitude de petits partis au premier tour. Mais mon argument, c’est que le président doit être redevable à la population.»

Navin Ramgoolam s’est dit «triste» de la tournure des événements, en laissant entendre qu’il n’est pas contre une reprise des négociations. Il a même excusé les déclarations musclées de Paul Bérenger contre lui, expliquant que «sakenn ena so karakter». Néanmoins, il a soutenu que si le PTr se présente seul aux élections, le parti les remporterait facilement. Il a également démenti les rumeurs de tractation avec le MSM en vue d’une éventuelle alliance. «Personn au PTr kapav koze san mo laval», a-t-il lancé.  

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