Au MSM: méfiance totale envers Bérenger

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Paul Bérenger et Navin Ramgoolam se rencontrent une nouvelle fois ce jeudi 24 avril pour parler de la réforme électorale. 

D’ici la fin de cet après-midi, ils seront sur la même longueur d’onde. C’est du moins le sentiment de Paul Bérenger, qui rencontre le Premier ministre à Clarisse House ce jeudi 24 avril. Il espère trouver un consensus sur les pouvoirs du président dans le cadre d’une IIe République, notamment. En filigrane, se déclinerait-il donc un accord sur une alliance ?

Au MSM, on a peu d’options, sinon d’observer de loin ce qui se trame entre Bérenger et Ramgoolam. Hier, les quatre principaux dirigeants du parti, Pravind Jugnauth, Nando Bodha, Showkutally Soodhun et Leela Devi Dookun, ont eu une réunion de travail d’une heure et demie avec sir Anerood Jugnauth à son domicile. «Nous avons passé en revue la situation politique», s’était contenté de déclarer Pravind Jugnauth, à l’express, hier. Ce dernier espère quand même une «warming up period» après le froid entre Bérenger et lui-même.

D’autres sources du parti ont été moins réticentes à lever le voile sur ce qui a été dit lors de cette rencontre. «En somme, le MSM est eventled. Ce qui est ressorti de la réunion, c’est que le parti est prêt à toute éventualité», lâche une source.

Au sein du parti règne une certaine méfiance envers Bérenger, même si ce dernier a mis fin à l’escalade verbale qui se jouait entre Pravind Jugnauth et lui depuis plus d’une semaine. «Bérenger dit que le Remake est toujours on, mais il dit aussi que toutes les options d’alliance restent ouvertes ! Which is which , réagit un membre influent du parti.

Bérenger, lui, se confine aussi à dire que cette rencontre d’aujourd’hui sera aussi axée sur la réforme électorale, soit sur le pourcentage de vote requis pour obtenir au moins un siège à la proportionnelle et le statut de Rodrigues.   

«Bérenger réclame la tête de plusieurs ministres»

Quoiqu’il en soit, en cas d’amendement constitutionnel, la majorité de trois quarts n’est pas acquise. «Dans le cas actuel, avec 69 députés au Parlement, il faudra que 52 députés votent pour», explique l’avocat Raouf Gulbul.

Si les 19 députés du MMM et les 34 élus du PTr votent pour, il y aura une majorité de trois-quarts avec 53 voix. Cependant, un observateur politique proche du PTr indique qu’il n’est pas sûr que tout le monde chez les Rouges votera pour. «J’ai appris que Paul Bérenger réclame la tête de plusieurs ministres et députés impliqués dans des scandales. Vont-ils voter sachant qu’ils n’auront pas de ticket», s’interroge-t-il, en ajoutant qu’il y a quelques députés rouges qui sont contre la réforme de Ramgoolam.

En effet, Paul Bérenger avait affirmé que si jamais il y avait une alliance avec un quelconque parti, «il faudra un nettoyage avant.» Concernant une éventuelle alliance entre le MMM et le PTr, un cadre du parti affirme que ce n’est pas d’actualité, mais si jamais ce scénario devait se réaliser, les Mauves exigeront la moitié des tickets. De plus, Paul Bérenger serait Premier ministre.

Concernant les trois élus du PMSD, un cadre affirme que «l’intérêt du pays passe avant tout» sans donner d’indication sur les votes. Les députés de l’OPR (1), du MR (2), du MMSD (1) et du FSM (1) ne sont pas entièrement d’accord sur tous les points avancés.

Par ailleurs, quelques députés du MMM sont contre un rapprochement avec le PTr. Certains se demandent si ce n’est pas encore un bluff de la part de Navin Ramgoolam pour affaiblir le Remake.

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