Vaccination antigrippe: la campagne suscite la grogne

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  Ils sont nombreux à se plaindre du manque d’information quant aux heures et aux régions où se tiennent les vaccinations. Ici, à l’hôtel de ville à Curepipe.

«J’ai demandé la  permission pour pouvoir venir me faire vacciner et voilà que j’apprends que c’est terminé pour aujourd’hui. Vu que je travaille, je n’aurais pas pu arriver ici avant 14 heures. Il faut que je demande de nouveau la permission pour aller me faire vacciner», confie, agacée, une femme âgée de 61 ans. Cette dernière se trouvait alors à l’hôtel de ville à Curepipe pour se faire vacciner contre la grippe. Or, le centre a déjà fermé ses portes à 14 heures. Comme elle, ils sont nombreux à récriminer contre ce qu’ils appellent un manque d’information à ce sujet.

Outre les horaires, soit de 9 heures et 14 heures, les lieux où se tiennent les vaccinations mécontentent également. La femme qui s’était rendue trop tard au centre explique qu’elle comptait même revenir à Curepipe pour pouvoir enfin se faire vacciner. Mais voilà qu’elle apprend cette fois que la campagne n’aura pas lieu à nouveau dans cette ville. Elle devra ainsi se renseigner pour savoir à quels endroits se tiendront les vaccinations. «Je n’ai ni de télé, ni Internet. Comment faire pour savoir ?» se demande-t-elle.

A un autre sexagénaire de renchérir qu’en effet, tout le monde n’a pas accès à Internet. «Que ce soit à la télé ou à la radio, il y a un manque de communication de la part des autorités concernées à ce sujet», déplore-t-il.  

D’autres affirment encore que les horaires pour la vaccination auraient dû être étendue jusqu’à 15 heures au moins «car il faut se rendre à l’évidence : beaucoup de personnes du troisième âge travaillent encore et, de ce fait, elles ne peuvent pas se déplacer entre 9 heures à 14 heures. D’autres doivent attendre que leurs proches qui eux, travaillent, puissent les emmener se faire vacciner».

Le manque d’information décriée

«C’est triste de voir ces vieilles personnes gravir les escaliers et devoir redescendre et remonter d’autres escaliers  pour se rendre compte qu’ils se sont fatigués pour rien», estime de son côté une passante. Et à une femme de 64 ans d’ironiser : «voilà ce qu’on appelle le bon traitement à l’intention des personnes âgées.»  En fait, à Curepipe, par exemple, plusieurs ont gravi les escaliers menant à l’Hôtel de ville pour constater, trop tard, qu’ils s’étaient trompés d’adresse. S’y tenait : l’exercice de conversion en vue de l’obtention de la nouvelle carte d’identité.

«Les doléances seront retenues»

Au niveau du ministère de la Sécurité sociale, organisateur de la campagne mobile de vaccination antigrippe, l’on soutient que ces doléances seront prises en considération pour la prochaine fois. «A ce stade, il est assez difficile de réorganiser. Il y a tout un processus à respecter pour garder la chaîne du froid», explique Dr Veenoo Basant Rai, directrice médicale au ministère de la Sécurité sociale.

Toutefois, dit-elle, les personnes concernées n’ont pas à se tracasser.«On va étendre la campagne à d’autres endroits. Notre but, justement, c’est de toucher un maximum de personnes», déclare la directrice médicale. Et de préciser que les gens peuvent prendre connaissance du calendrier établi auprès des différents centres sociaux ou appeler sur le 454.50.28.

Par ailleurs, le ministère de la Santé mène également sa campagne de vaccination dans les cinq hôpitaux régionaux et de districts, dispensaires et mediclinics. «La campagne se poursuivra pendant toute le période hivernale», indique-t-on.

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