Partage de pouvoirs: les possibles conditions en vue d’une alliance PTr-MMM

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Dans l’éventualité d’une alliance, Ramgoolam pourrait obtenir la présidence avec des pouvoirs accrus, alors que Bérenger serait, lui, Premier ministre.

Est-ce un hasard si le coup de gueule de Paul Bérenger contre son partenaire, Pravind Jugnauth, a précédé de quelques heures l’annonce du Premier ministre sur l’ajournement du Parlement jusqu’au 13 mai ? Dans les rangs du Mouvement militant mauricien (MMM) et du Mouvement socialiste militant (MSM), les deux événements sont clairement liés et chacun s’attend à ce que l’annonce d’une alliance PTr-MMM se concrétise dans les jours ou semaines à venir. Avec une dissolution du Parlement à la clé…

Lors de sa conférence de presse, le leader des Mauves a pris grand soin de préciser que le Remake n’est pas encore enterré. La réunion de son bureau politique (BP), prévue pour cet après-midi, mercredi 16 avril, pourrait cependant sceller le sort de cette alliance. Tout comme celle du BP du MSM, demain. Et, dans les rangs des élus du MMM, si on affiche une certaine prudence, on part déjà du principe qu’une alliance Rouge-Mauve sera à l’agenda.

Selon certaines sources, les deux partis auraient déjà discuté des conditions d’un rapprochement par l’intermédiaire d’un dirigeant du MMM et d’un proche «très discret» de Paul Bérenger qui a également la confiance du Premier ministre. Ces conditions sont d’ailleurs plus ou moins connues. Il s’agirait de faire coïncider les aspirations des deux leaders : pour Ramgoolam, celle d’une présidence avec des pouvoirs accrus, qui comprendrait la direction du conseil du gouvernement, et pour Bérenger, en Premier ministre, celle d’un conseil des ministre.

Elections anticipées

Seule une réforme constitutionnelle pourrait rendre cela possible. Dès lors, deux options seposent : le PTr et le MMM pourraient, forts d’une majorité de trois quarts (38 députés rouges et19 députés mauves), voter tout de suite cette réforme,sauf qu’elle ne figure pas au programme gouvernemental. Ils préfèreraient alors former un gouvernement de coalition jusqu’aux élections – anticipées fort probablement – où ils présenteraient un manifeste contenant cette réforme.Personne ne confirme officiellement cette option, repoussant ces «spéculations». «Il faut d’abord voirce que proposent les travaillistes.Et puis il y a toujours des pro-MSM dans le parti»,glisse un des élus MMM approchés par l’express. En d’autres mots, rien n’est encore joué et toutes les options restent envisageables.

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