Trafic de cadavres: Bundhoo révèle qu’au moins trois écoles de médecine sont impliquées

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Le «Krishnanand Seva Ashram» dont le nom a été évoqué dans le cadre de ce trafic présumé de cadavres. Six corps provenant de cette maison de retraite ont été retrouvés au SSR Medical College de Belle-Rive.

D’où proviennent ces cadavres ? A cette question le ministre de la Santé a répondu que certains proviennent de deux hôpitaux notamment, Jeetoo et Victoria, et de la police. Et d’ajouter, qu’au moins trois écoles de médecine sont impliquées dans l’affaire de trafic allégué de cadavres. Lormus Bundhoo répondait à la Private Notice Question du leader de l’opposition ce mardi 15 avril axée sur cette allégation qui fait scandale depuis environ une semaine.
 
Lorsqu’il a évoqué le Krishnanand Seva Ashram qui a également «offert» des cadavres, 12 précisément, à des classes d’anatomie, Bundhoo a avancé que dans certains de ces cas les règlements n’ont pas été respectés. Il a expliqué qu’il existe une loi en vigueur depuis l’an 2000 qui stipule que les cadavres non réclamés doivent obligatoirement être conservés jusqu’à six mois au minimum. Il a ajouté que ce n’est que sous ordre d’un magistrat que ces corps peuvent quitter la morgue.
 
Par ailleurs, cette réponse du ministre vient lever le voile sur le fait qu’il se pourrait que le Krishnanand Seva Ashram ait agit dans l’illégalité en donnant des cadavres à ces écoles de médecine. Même si le directeur Premchand Boojhawon a, dans une interview à l’express, affirmé qu’il n’y a jamais eu de trafic de cadavres. Toutefois, il a confié que six corps provenant de la maison de retraite ont bien été acheminés vers le SSR Medical College entre 2001 et 2007. 
 
De leur côté, les officiers du ministère de la Sécurité sociale enquêtent également sur les 59 maisons d'accueil existantes. Par le biais d’une circulaire, le ministère leur demande de l’informer en écrit si elles ont déjà donné des cadavres à des écoles médicales. A ce jour, 48 ont répondu par la négative. Les autres n’ont pas encore répondu. Selon Raj Gowrea, le responsable de communication du ministère de la Santé, «ils doivent nous donner des détails en écrit. Il est de leur intérêt de collaborer.» Et d’ajouter, que s’ils ne répondent pas, ils ne seront pas en règle. 
 
L’enquête policière poursuit son cours, a précisé le ministre.
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