L'incendie toujours pas maitrise à Valparaiso au Chili

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Le gigantesque incendie qui a éclaté samedi dans la ville portuaire chilienne de Valparaiso a fait au moins onze morts et détruit 1.200 habitations ce week-end, tandis que les autorités organisaient l'évacuation de plusieurs milliers de personnes et envoyaient des avions pour combattre le feu.

Dimanche soir, l'incendie n'était toujours pas maîtrisé et Valparaiso disparaissait sous les cendres et la fumée nauséabonde. Dans le vacarmes des sirènes, les habitants tentaient de récupérer ce qu'il restait de leurs biens.

"L'incendie n'est pas encore complètement éteint, des foyers sont toujours actifs", a déclaré dimanche l'intendant régional Ricardo Bravo.

La configuration de Valparaiso, avec ses collines et ses nombreuses habitations de bois, rend difficile la lutte contre les flammes.

Le feu a pris samedi soir dans une zone boisée située à l'extérieur du port. Attisées par de forts vents côtiers, les flammes ont ravagé plus de 700 hectares de forêts et de collines résidentielles à La Cruz et Las Canas, provoquant l'évacuation de plusieurs milliers d'habitants.

Mille deux cents pompiers, appuyés par des avions et des hélicoptères bombardiers d'eau, ont combattu le sinistre toute la journée de dimanche.

La présidente Michelle Bachelet a déclaré l'état d'urgence et envoyé l'armée pour assurer l'ordre. Pendant que des soldats patrouillaient dans les rues, les équipes médicales des ambulances prodiguaient des soins à la population.

Selon le maire, Jorge Castro, il s'agit de l'incendie le plus grave dans l'histoire de Valparaiso, l'un des plus importants ports du Chili, situé à 135 kilomètres au nord-ouest de Santiago, la capitale.

Ni le port, ni le Congrès national chilien (parlement), qui a son siège à Valparaiso, ni le quartier historique, inscrit au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco, n'ont été touchés.

C'est la deuxième fois que Michelle Bachelet, investie présidente il y a un mois, proclame l'état d'urgence, après le séisme de magnitude 8,2 qui a ébranlé le nord du Chili et provoqué un petit tsunami au début du mois d'avril.

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