Recensement ethnique: quand le PM égratigne le PMSD avec diplomatie

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Ramgoolam saluant Unni Menon, chanteur du sud de l’Inde, présent pour le mega concert à l’occasion du Tamizh Puttandu 5116 au Domaine les Pailles, dimanche 13 avril. 

Au coeur du discours de Navin Ramgoolam dans le cadre des célébrations de la fête Tamizh Puttandu, au Domaine Les Pailles, hier, dimanche 13 avril : la réforme électorale. Il a, par exemple, évoqué le recensement ethnique, égratignant «ceux qui disent qu’il faut refaire le recensement ethnique». Et lorsque l’on sait que le PMSD a publiquement soutenu vendredi dernier que dans le cadre duBest Loser System il faudrait se baser sur un recensement ethnique plus récent, soit suivant un exercice réalisé en 2011 et non se référer à celui de 1972, l’on comprend que la pique s’adresse aux Bleus.

Selon le PM, si cela devait se produire, ce serait un pas en arrière. «Ce n’est pas la modernité. On fait une réforme pour la modernité et l’unité», a-t-il soutenu. Il a tenu à préciser que «notre succès c’est la stabilité politique» sinon personne n’investira à Maurice.

Le chef du gouvernement s’est également appesanti sur l’importance d’avoir de l’humilité. «À Maurice, il n’y a qu’une personne qui comprend cela. Linn fer de lartik dan lagazet. Monn koz ar li. Dimounn pa pe kone me zot pe ekrir», a lancé le PM en voulant vraisemblablement faire référence à Rama Sithanen.

Navin Ramgoolam est aussi revenu sur les propos de ceux qui jugent trop élevée la barre des 10 % de votes à atteindre pour qu’un parti ait le droit de présenter des candidats sur la liste proportionnelle. «MMM mem kinn dir sa. Le danger ou kone ki ete ? Al get kinn arive dan lezot pei.» Le PM a cité le cas du Lesotho qui n’a pas mis de seuil et où quatre petits partis «marie pike» pour faire alliance avec l’opposition.

Concernant le sommet du Commonwealth qui s’est tenu au Sri Lanka, le chef du gouvernement a réaffirmé sa position de principe pour justifier son absence. «Ma position est une position de principe qu’il faut suivre.» Pour le PM, le sommet est «moins important que la vie qu’ont perdue nos frères et soeurs tamouls».
 

Ramgoolam veut rencontrer les leaders politiques

 

Le PM a également affirmé qu’il souhaite écouter les divers points de vue des leaders politiques afin de voir comment consolider la démocratie dans le pays. À cet effet, Navin Ramgoolam a soutenu qu’il compte les rencontrer,  à commencer par Paul Bérenger.

Interrogé au sujet de cette rencontre voulue du PM, Paul Bérenger n’a pas souhaité réagir. «Je ne suis pas au courant. Vous me l’annoncez maintenant. Je dois voir ce qu’il a dit dans son discours avant»a-t-il précisé à l’express.

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