2011 dans le monde : dégradation économique et sociale en Grande-Bretagne

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Nous poursuivons notre série « 2011 dans le monde », ce mardi, avec&nbsp les trois articles suivants : (i) dégradation économique et sociale en Grande-Bretagne, (ii) les «&nbsp indignés » des Etats-Unis et (iii) L’économie ralentit dans les pays émergents. En voici le 1er volet.

L’année 2011 s’achève avec une mauvaise nouvelle. En effet, la note AAA de la dette souveraine de la Grande-Bretagne pourrait être menacée par la crise de la dette dans la zone euro, avertit&nbsp l''''agence de notation Moody''s. La capacité de ce pays d''absorber de nouveaux chocs économiques s''est détériorée en 2011, à cause de sa faible croissance, estime Moody''s. La Grande-Bretagne&nbsp ne fait pas partie de la zone de l’euro, "L''engagement du gouvernement de réduire massivement le déficit est très important pour la note AAA et une perspective stable", indique&nbsp également&nbsp l''agence d''évaluation. Moody''s a d’ailleurs dégradé sa prévision pour le taux de croissance de la Grande-Bretagne en 2011, de 2,0% à 1,6%, tablant donc sur un taux légèrement inférieur à celui de 1,7% prévu par le Bureau pour la responsabilité budgétaire, qui est un organisme indépendant créé par le gouvernement britannique.

En 2011, malgré les nombreuses protestations (grèves, manifestations), le gouvernement de coalition (conservateurs&nbsp et libéraux-démocrates) poursuit sa politique d’austérité (coupes budgétaires, réforme des retraites,&nbsp notamment). La toute dernière grève intervient&nbsp début décembre.&nbsp Des milliers de fonctionnaires manifestent&nbsp à Londres contre le plan qui devrait les obliger à travailler plus longtemps et à payer plus de contributions sociales pour leurs retraites.

Les émeutes d’août

En 2011, la Grande-Bretagne est également marquée par des émeutes, la pire depuis 20 ans.&nbsp Une série d''émeutes a lieu, en effet,&nbsp entre le&nbsp 6 et le&nbsp 10 août&nbsp à Londres et dans d''autres villes anglaises. Survenant après la mort d''un homme de 29 ans dans une fusillade avec la police dans le quartier de Tottenham, quartier multiethnique et pauvre de la capitale britannique, elles donnent lieu à des affrontements violents avec la police, à des pillages et à des incendies volontaires. Elles gagnent d''autres quartiers de Londres le 7 août et s''étendent le 8 août à d''autres grandes villes industrielles de Grande-Bretagne, telles que Birmingham, Liverpool, Manchester et Bristol.

La police soupçonne la victime, Mark Duggan, Britannique d''origine antillaise, et père de 4 enfants, d''être un dealer de cocaïne et d''appartenir au Star Gang. Une thèse démentie par&nbsp la compagne de Duggan qui&nbsp réclame une plus grande transparence des autorités.

Le Premier ministre David Cameron déclare, le 9 aout,&nbsp sur le perron du 11, Downing Street, à l''adresse des émeutiers que s''ils sont « assez âgés pour commettre de tels crimes, ils le sont aussi pour être punis par la loi ».

L''origine des émeutes et de ce qui a été ressenti comme un « déchaînement de violences » fait débat. Au Royaume-Uni, l''opinion publique, de droite comme de gauche, impute prioritairement les désordres à la défaillance des parents, à la culture de gang, aux comportements criminels et à l''insuffisance des peines, loin devant les inégalités sociales, le chômage ou les coupes budgétaires. Pour Peter Oborne, analyste politique en chef au Daily Telegraph et parmi les principaux commentateurs conservateurs du pays, les émeutes révèlent la « décadence morale » de la société britannique tout entière, la culture de la vénalité et de l''impunité. David Cameron pointe du doigt l''effondrement des structures familiales et la dépendance excessive envers l''État. Les émeutes ont également été expliquées comme des actions « d''opportunité » coordonnées par des jeunes dotés de moyens de télécommunications sécurisés de type messagerie BlackBerry et profitant du fait que les policiers étaient dépassés.

(Sources : Le Monde.fr, Reuters, Wikipédia. )


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