Épidémie: un palu foudroyant à Andilamena

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Les villages les plus touchés par l’épidémie de paludisme sont distants de 80 km d’Andilamena.

La commune de Miarinarivo, dans le district d’Andilamena, est frappée par une épidémie de paludisme, depuis quatre mois. Les autorités sanitaires affirment maîtriser la situation.
 

Les villages reculés d’Ambodiakondro et de Manopy Sud, dans la commune de Miarinarivo, district d’Andilamena auraient été touchés par une violente épidémie de paludisme, depuis quatre mois. Selon une source dans la localité, plus d’une trentaine de décès auraient été enregistrés.
 

«En janvier et février, presque tous les jours, il y avait un décès. Au total, nous avions décompté une trentaine, mais ce chiffre pourrait doubler, car certains morts ne nous sont pas déclarés», note la source.
 

Selon elle, les enfants de moins de 13 ans en sont les principales victimes. Les autorités sanitaires, dont le médecin inspecteur, confirment cette hypothèse qu’il s’agit bien de paludisme. Celui-ci n’affirme pas pour autant le nombre de décès évoqué par la source.
 

«Nous sommes au courant de cette situation. Au début de l’année, nous avons envoyé des collègues pour effectuer un test de diagnostic rapide (TDR). Il a révélé qu’il s’agit bien de paludisme. Six morts ont été déclarés», souligne le docteur Julie Agnès Rabesata, médecin inspecteur d’Andilamena.
 

Selon ce médecin, compte tenu de la distance de 80 km, entre les villages et la ville d’Andilamena, où il y a un Centre de santé de base, les malades choisissent de rester chez eux et pratiquent l’automédication ou consultent les tradipraticiens alors que cela ne fait qu’empirer la maladie.
 

«Nous sommes déjà allés sur place mais l’accessibilité y est très difficile», renchérit le médecin inspecteur en affirmant la «maîtrise de la situation».
 

Pour prévenir les risques de contagion, le ministère de la Santé publique y a distribué des médicaments contre le palu ainsi qu’une commande de TDR. Les cas mortels de paludisme ne sont pas rares dans la Grande île. Entre les mois d’octobre et janvier, 24 enfants en ont succombé dans le district d’Ankazobe. 

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