«Il faut une autorité pour contrôler le secteur immobilier»

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Vue aérienne de Port-Louis. Des opérateurs du secteur immobilier se prononcent en faveur de la création d’une commission pour mieux le régir.

Devant le scandale des systèmes de Ponzi, des opérateurs du secteur immobilier se prononcent en faveur de la création d’une autorité ou commission pour mieux contrôler les opérateurs de ce secteur.

«C’est dans l’intérêt du secteur immobilier d’avoir une autorité pour accorder des permis d’opération aux professionnels du secteur», ditKentish Moorghen, Chief Executive Officer de Prime Pillar Ltd.

Il estime que ce scandale financier a mis en exergue le besoin pour le gouvernement de présenter une législation. Cela, afin de réglementer les opérations dans le secteur de l’immobilier et protéger les investisseurs et acheteurs. Car selon lui, il existe des agents de l’immobilier qui gonflent les prix et qui agissent «illégalement » au nom de certains propriétaires fonciers.

Selon Kentish Moorghen, avant d’obtenir le permis d’opération, les compagnies opérant dans le real estate devraient faire un dépôt de Rs 1 million au minimum comme garantie bancaire. Ce dépôt peut être réclamé dans l’éventualité où des acheteurs et investisseurs sont pénalisés par les agissements de certains opérateurs et agents immobiliers.

Selon Kentish Moorghen, au moins une fois l’an, des opérateurs et leur personnel doivent suivre un Continuous Development Programme afin d’être informés des changements dans la loi, tels que ceux au niveau du Registration Duty, de la Land Transfer Tax et des lignes directrices du Board of Investment pour les investisseurs.

A son avis la création d’une autorité ou d’une commission pour réglementer les Real Estate Companies et les Real Estate Agents apporterait plus de professionnalisme dans le secteur et éviterait que d’autres scandales financiers ne viennent ternir l’image du pays dans ce secteur.

Un cadre légal pour les opérateurs en question aidera les autorités ou la commission à mieux contrôler les activités liées directement ou indirectement à ce secteur.

La sous-évaluation des biens immobiliers entraînant un manque à gagner dans les caisses de l’Etat, notamment au sujet de la Land Transfer Tax ou du Registration Duty et les litiges sur ces questions diminueront de manière considérable. «Nous allons aussi réduire le nombre de victimes de faux agents immobiliers. Nous verrons moins de bâtiments non complétés qui sont horribles à regarder», souligne Kentish Moorghen.

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