«Freedom of Information Act»: Ramgoolam hésite

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Commentant la présentation du rapport de Geoffrey Robertson, ce samedi 13 avril 2013, le Premier ministre a fait comprendre que les recommandations de l’homme de loi britannique ne seront, intégralement, mises en œuvre.

Navin Ramgoolam n’est pas sûr que l’introduction d’un Freedom of Information Act soit une bonne chose. C’est ce qu’il a laissé entendre aujourd’hui à l’issue d’une cérémonie marquant le nouvel-an tamoul au Mahatma Gandhi Institute.

«Je sais qu’il a parlé de cela dans son rapport. Je dois dire que cela m’a fait tiquer. Nous allons nous inspirer de ce qui s’est passé dans les autres pays, y compris en Angleterre. C’est moi qui a montré à Geoffrey Robertson la déclaration de Tony Blair. Qui dit qu’il ne sait pas quel est l’imbécile qui lui a fait voter une telle loi. Il faut faire attention. Nous ne voulons pas d’un système qui viennent bloquer la machinerie politique», précise le chef du gouvernement.

Et d’ajouter, sans préciser pourquoi, que «cinq ans, ça passe vite comme vous le voyez».

Auparavant il a affirmé, qu’en général, les propositions de Geoffrey Robertson seront une bonne chose pour le pays.

«Mais je suis sûr qu’il a réfléchi sur ce qui se fait en Angleterre. Nous devrons voir ce qui est bon pour nous», précise-t-il, cependant.

Navin Ramgoolam a également changer de ton vis-à-vis des journalistes. Il affirme qu’il ne veut pas faire du mal à ces derniers. Il y a quelques temps encore il les menaçait d’un sanglant «œil pour œil et dent pour dent» et promettait de les combattre avec la détermination du «guerrier» qu’il est.

«Geoffrey Robertson est connu comme un expert des lois sur la presse. Il est aussi un défenseur de la liberté d’expression et des droits humains. Si j’avais envie de faire du mal aux journalistes je ne serais pas allé le voir. C’est la dernière personne que je serais allé voir. Je voulais un rapport indépendant», se vante Navin Ramgoolam.

Il n’a manqué de comparer sa vision du droit à l’expression et à l’information à celle de Sir Anerood Jugnaugth. Le Premier ministre a rappelé l’épisode de l’antenne satellite importé par un particulier en 1994. Ce dernier avait été arrêté, poursuivit et son matériel saisi.

«Et quand je suis arrivé au pouvoir (ndlr: en 1995)c’est moi qui a donné le droit de procéder aux individus d’utiliser une antenne satellite», clame-t-il.

Et d’ajouter que c’est lui encore une fois qui a fait voter la loi pour la libéralisation des ondes en précisant que ce n’est pas lui qui «a fait arrêter 45 journalistes».

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