«10 000 pertes d’emplois bientôt», prévient Ahmed Parkar, le président de la MEXA

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Comme pressenti, le comité de politique monétaire a maintenu le statu quo concernant le Repo Rate, à l’issue de sa réunion du 10 décembre.

Les pressions inflationnistes ont diminué et le taux d’inflation devrait demeurer sous la barre des 4% au cours des prochains trimestres. Toutefois, au-delà de ces faits, il y a des risques potentiels découlant de la hausse des prix du pétrole et des denrées alimentaires sur les marchés internationaux à mesure que la reprise économique s’installe, analyse le comité dans son communiqué.

La réaction de l’industrie d’exportation ne s’est pas fait attendre. Le président de la Mauritius Exporters Association (MEXA), Ahmed Parkar, craint le pire. «C’est le calme avant le tsunami. D’ici janvier, il y aura 10 000 pertes d’emploi dans la zone franche car plusieurs usines, et non des moindres, m’ont déjà fait savoir qu’ils n’auront pas d’autre choix que de fermer boutique. Que fait Rama Sithanen?», s’interroge Ahmed Parkar.

Selon lui, avec l’appréciation accélérée de la roupie contre les principales devises, la situation est catastrophique. A tel point que des entreprises qui ont bénéficié de l’Additional Stimulus Package n’arrivent plus à respecter les plans de sauvetage initiaux car ils avaient été calculés sur des taux de change qui ne sont plus valables aujourd’hui.

«Des opérateurs m’appellent constamment et je ne sais pas quoi leur dire. Ils feront ce qu’ils ont à faire. Plusieurs m’ont annoncé qu’ils allaient fermer. Cela pourrait commencer dés la fin de décembre et cela va s’accentuer en janvier. Même des hôtels risquent de fermer», anticipe le président de la MEXA.

Pour lui, c’est un argument fallacieux de dire que les consommateurs bénéficient d’une roupie forte. «Il n’y a même pas d’inflation. Qui bénéficie de l’appréciation de la roupie? Le taux d’épargne est au plus bas, cela veut tout dire. Quand ils auront perdu leur boulot comment vont-ils consommer? On protège qui vraiment?», poursuit Ahmed Parkar.

Le président des exportateurs déplore l’indifférence des autorités qu’il interpelle continuellement sur le taux de change. Il ne blâme pas la Banque de Maurice dans cette affaire car le rôle du régulateur est de contrôler l’inflation. La politique du taux de change est du ressort du gouvernement car il s’agit d’une décision politique, dit-il.



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