« Paradi an Dey » : Steeve Obeegadoo demande au Premier ministre de préciser ses intentions

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« Paradi an Dey », le documentaire réalisé par Jameel Peerally, fera une nouvelle fois l’objet d’une question parlementaire, ce mardi 3 août. Steeve Obeegadoo interrogera le Premier ministre sur le cadre légal régissant la classification des films.

Le député de la circonscription No. 17 (Curepipe/Midlands) souhaite savoir si le Premier ministre envisage de revoir le Films Act voté en 2002 et proclamé en octobre 2009. L’élu mauve considère que la situation est urgente au vu des récents événements entourant la projection du documentaire « Paradi an Dey », et, ainsi, les conséquences subies par son réalisateur, Jameel Peerally.

Le Secrétaire général du Mouvement Militant Mauricien (MMM) demandera ensuite à Navin Ramgoolam d’éclaircir sa position sur les pouvoirs d’arrestation de la police. Il veut savoir si le Premier ministre a l’intention d’amender la loi pour définir de manière plus explicite les critères associés à ces pouvoirs.

Trois arrestations font polémiques depuis que le nouveau gouvernement est en place. En l’occurrence, celles de Rama Sithanen, du Rédacteur en chef du journal Le Militant, Ananda Rajoo et, plus récemment, celle de Jameel Peerally.

Navin Ramgoolam s’était, personnellement, déclaré en faveur de telles mesures quelques jours après l’arrestation de l’ex-Grand Argentier, Rama Sithanen, le mercredi 16 juin dernier. Le chef du gouvernement devait affirmer, dans une déclaration à la presse à Triolet, qu’il était d’avis que les arrestations n’étaient pas nécessaires dans certains cas et sous certaines conditions.

Cependant, il devait, dans le cas de «Paradi an Dey, tenir un discours différent le 6 juillet au parlement. Suite à une première question du député Adil Ameer Meea, le Premier ministre avait déclaré que la police allait effectuer des arrestations si cela s’avère nécessaire.&nbsp

Jameel Peerally avait, effectivement, été convoqué la veille aux Casernes Centrales par la CID-Sud. Ce dernier a, volontairement, remis une copie de son film à la police après avoir consigné une déposition.

Toutefois, il devait être placé, brièvement, en détention le 13 juillet avant d’être relâché, quelques heures plus tard, sans condition et sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui. La police ne s’est, d’ailleurs, pas expliquée sur sa démarche.
D’autre part, le premier parti politique à réclamer une révision des lois dans cette affaire est Rezistans ek Alternativ. Dans un communiqué intitulé «Liberte an Dey», Dany Marie et Michel Chiffone décrivent la loi sur la classification des films par le Film Classification Board comme étant archaïque face à l’avancée de la technologie.

«La loi dont la Police et le Board se servent est, non seulement, un anachronisme, mais elle est aussi obsolète. N’importe qui est en mesure, avec un téléphone cellulaire où une caméra digitale, de produire et de diffuser un film par internet où sur un CD. Il peut aussi procéder à une projection familiale et sociale», écrivent les jeunes politiciens.

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