Le Collectif Urgence Toxida (CUT), en collaboration avec l’association PILS et le Centre Idrice Goomany, plaide en faveur d’une amélioration de la lutte contre la toxicomanie et le VIH/sida, ainsi que le programme de réduction des risques (RdR). C’était le 18 février, à l’hôtel Sheraton, à Ebène.
Parlementaires, organisations non-gouvernementales (ONG), fonctionnaires, représentants du secteur privé, médecins et toxicomanes en traitement, entre autres, étaient présents à cette rencontre pour prendre connaissance des recommandations de CUT. Celles-ci sont basées  sur les propositions recueillies lors de la première conférence sur l’abus d’opiacés et la réduction des risques (RdR) en octobre dernier.   Une de ces recommandations est la décriminalisation du Subutex afin que les centres de désintoxication et de réhabilitation puissent l’utiliser dans le traitement médical des usagers de drogue par voie intraveineuse (UDVI).
D’autres suggestions : la formation du personnel médical pour combattre la stigmatisation et la discrimination dont sont victimes  les usagers de drogue par voie intraveineuse (UDVI) et les personnes vivant avec le VIH/Sida (PVVIH).
 CUT  réclame aussi une campagne de  promotion autour de la RdR auprès de la population, y compris la police (particulièrement l’Anti-Drug Smuggling Unit -ADSU), pour une meilleure compréhension de cette stratégie.
Le texte rendu public recommande aussi l’adoption d’une approche plus holistique concernant les  services  offerts aux UDVI, notamment le traitement de l’hépatite C (vu que 95% des UDVI en sont affectés).
Ce document demande un meilleur suivi psycho-social des personnes bénéficiant de la thérapie de substitution par la méthadone.
La production sur mesure de programmes pour les femmes, ainsi que les jeunes UDVI, est une autre demande de CUT. Cette ONG  veut aussi la réhabilitation des groupes vulnérables (UDVI, des PVVIH, les travailleurs du sexe, les bénéficiaires du traitement de substitution par la méthadone).
CUT et ses partenaires souhaitent que le programme d’échange de seringues et celui de la thérapie de substitution par la méthadone, soient mieux développés.
De plus, ces ONG recommandent que les services de RdR soient disponibles en prison et que des ressources humaines supplémentaires soient recrutées pour travailler avec les détenus.
  |