Ali Mansoor (photo) est de nouveau la cible des syndicats du secteur public. Tout comme les autres syndicalistes, les membres de la Fédération des syndicats du service civil (FSCOU) ne souhaitent pas le renouvèlement du contrat du secrétaire financier.
Encore une fois, le secrétaire financier n’est pas épargné. Lors d’une conférence de presse, ce mardi 9 février au Jade Court, la FSCOU a donné les raisons qui, selon elle, justifieraient le non-renouvèlement du contrat d’Ali Mansoor. La semaine dernière, c’est la Government Services Employees Association (GSEA) de Radhakrishna Sadien qui avait également réclamé le départ du secrétaire financier.
Selon Toolsyraj Benydin, le président de la FSCOU, la méthode d’Ali Mansoor est tout, sauf appropriée à la réalité mauricienne. Ce dernier appliquerait selon lui un système basé sur l’innovation avec comme principal objectif de réduire les dépenses tout en offrant un service de qualité au public. Mais selon le syndicaliste, tel n’est pas le cas. «Nous sommes d’accord sur le fait d’économiser et d’éviter les gaspillages mais on ne peut pas demander un meilleur service aux fonctionnaires tout en leur imposant des restrictions» dit-il.
Tout comme Radhakrishna Sadien, Toolsyraj Benydin est également d’avis que le contrat du secrétaire financier ne doit pas être renouvelé. «Il y a des Mauriciens qui sont dans la fonction publique depuis de longues années et qui ont les compétences nécessaires pour ce poste. Nous ne comprenons pas pourquoi il faut avoir recours à un particulier et payer un salaire princier à une personne qui ne connaît pas la réalité de notre pays» déclare le président de la FSCOU.
La fédération syndicale déplore les conditions de travail difficiles auxquelles font face les fonctionnaires. « Les postes vacants ne sont pas remplis, les promotions sont gelées, il y a  manque de personnel », se plaint Toolsyraj Benydin.
Il rappelle la lenteur administrative du ministère de la Fonction publique et regrette  l’inertie du ministre Hookoom. «Il devrait être responsable des relations industrielles et être capable de régler les problèmes des fonctionnaires mais ce n’est pas le cas. Tout fonctionne avec une infinie lenteur» déclare celui-ci avant de souligner l’importance de mettre sur pied un Public Service Complaints.
Le syndicaliste a également critiqué le fonctionnement du Public Bodies Appeal Tribunal en indiquant qu’un fonctionnaire devrait avoir la possibilité de se faire accompagner  d’un syndicaliste pour se défendre devant cette instance.
Une lettre faisant état de toutes ces doléances a été envoyée au Premier ministre. Les syndicalistes s’attendent à ce que Navin Ramgoolam prenne position sur ce dossier. |