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Les « swaps » plus flexibles mais le problème reste entier pour les exportateurs
Stéphane Saminaden
02/08/10 | Commentaires [1]
Les « swaps » plus flexibles mais le problème reste entier pour les exportateurs
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La Banque de Maurice a décidé d’offrir des « currency swaps » d’un délai plus court et plus fréquemment pour aider les exportateurs.

Mais la conjoncture, ce n’est pas ce qui préoccupe le plus les exportateurs. L’appréciation de la monnaie par rapport aux principales devises reste une inquiétude même si l’angoisse a cédé la place à de la résignation.

« On nous a dit qu’on se plaint trop », rétorque Danièle Wong, la directrice de la Mexa, sous forme de boutade. De son côté, Georges Chung Tick Kan préfère s’en prendre à Eva Joly, pour défendre l’offshore. En attendant, Sonia Wear ferme ses portes et les sous-traitants souffrent.

La Banque centrale a effectivement décidé d’offrir des « currency swaps » pour une période de maturité de un à trois mois sur le marché. De plus, alors que jusqu’à présent ces instruments n’étaient émis que les mercredis, dorénavant il sera possible d’y accéder deux fois par semaine, soit les lundis et mercredis.

Ces développements ont été décidés par la Banque de Maurice après consultation avec les principales parties concernées. Lancé depuis le 22 décembre 2009 les « swaps » ont rencontré un accueil mitigé du marché. Peu de demandes ont été enregistrées même si la Banque de Maurice argue que le volume de transactions sur le marché des changes est passé de $ 24 millions à $ 34 millions quotidiennement.

Du côté des banques on fait ressortir effectivement que les opérateurs étaient réticents à immobiliser leurs flux de trésorerie dans des « swaps » pour trois mois. « Trois mois c’est une trop longue période du point de vue d’un client car beaucoup de choses peuvent arriver. C’est trop risqué », confie Patrick Ah Vee, trésorier de la HSBC. Un délai plus court est plus raisonnable, quitte à renouveler la transaction à échéance, estime-t-il. 

La Banque de Maurice argue que les « swaps » ont apporté plus de liquidité au marché. Peut être, mais le vrai problème n’était pas l’accès aux devises étrangères mais plutôt l’appréciation de la roupie par rapport au dollar et aux devises de nos principaux partenaires commerciaux.

A ce chapitre, progrés il y a eu, selon le point de vue où l’on se place. Aujourd’hui le dollar s’échange dans une fourchette de Rs 31 à Rs 31,80 et dans une moyenne de Rs 31,40, selon les banques.

A l’époque du coup de gueule des exportateurs, le 11 décembre 2009, le billet vert s’échangeait à Rs 29,60, ce qui représente une hausse de 40 sous, au minimum, ou de Rs 1,20 au maximum. Est-ce suffisant ? En à peine plus d’un mois, sans doute.

Mais à l’époque, les exportateurs soutenaient qu’il fallait que le dollar retrouve un niveau de Rs 33 environ pour que l’industrie d’exportation puisse respirer et profiter de la reprise. On est loin du compte.

« Il n’y a pas que le dollar. L’euro aussi flanche à cause des finances publiques désastreuses de la Grèce. Et quand l’euro flanche, cela fait légèrement remonter le dollar mais cela n’a rien à voir avec les « swaps ».

Quand une entreprise a l’habitude de recevoir Rs 46 pour un euro et qu’elle n’en reçoit plus que Rs 41, on peut comprendre qu’elle ferme ses portes.  La livre sterling est également faible. Le problème reste entier, c’est la roupie », constate Georges Cheung Tick Kan, économiste.

 


  
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Les entreprises exportatrices doivent avoir recours aux multiples outils pour se proteger contre le risque de change.
Par:-Ahmad DEEBEELY Feb 08, 2010
Les entreprises exportatrices doivent faire face a la dure realité: la gestion du commerce a l'international comporte en soi meme plusieurs types de risque.Nous pouvons citer les risques legal, technologique, environmentale sans oublier les risques de change. La banque de Maurice ne peut rester comme une bequille eternelle pour tantot proteger le secteur de l'importation et tantot celui d'exportation en jonglant avec le taux de change des devises vis-a-vis notre roupie nationale. Les gestionnaires des entreprises a l'international doivent maitriser les divers techniques de protection contre le risque de change. La liste de ces techniques est longue mais nous pouvons citer, le taux forward, les options d'achat et de vente des devises, les swaps etc etc....Faut-il rappeler que le business moderne est hyper dynamique et change tous les jours. Seul ceux pouvant vite s'adapter aux changements et ayant la capabiliter d'innovation survivront. EN France, la COFACE qui est rattachée a la tresorie de l'Etat joue inpeccablement ce role. Sur ce, nous pouvons conclure que faire du business avec le bequinat, c'est chose du passé.....et se refugier derriere la protection de l'emploi pour avoir les bequilles gratos n'est pas professionnel du tout.
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