Avec la croissance démographique et l’exiguïté du territoire mauricien, des arbitrages se font. Les bâtiments– maisons, usines et centres commerciaux– prennent la place de la nature.
C’est ce qui ressort d’une étude sur l’environnement, réalisé par le Central Statistics Office. Elle couvre la période de 1999 à 2008.
La tendance est claire. En dix ans, le nombre de Mauriciens a augmenté de 8%. Parallèlement, la densité démographique est passée de 600 personnes par kilomètre carré à 644 personnes. Maurice est parmi les 20 pays les plus peuplés du monde, selon les Nations Unies. La moyenne mondiale est de 13 habitants par kilomètre carré.
Une des conséquences de cette croissance démographique est que la surface construite a augmenté de 28% tandis que les terres agricoles se sont réduites par 4%. La forêt ne représente plus que 30% de la surface du pays contre 35% il y a 10 ans. Ce qui représente une perte de 17%.
Entre 1995 et 2008, les champs de cannes ont diminué de 6,3%. Rien qu’en une année, soit de 2007 à 2008, on a perdu 3 525 hectares de terres sous culture de cannes. En dix ans, on a également perdu 81% des champs de thé car la superficie sous culture est passée de 3 600 hectares à 674 hectares seulement entre 1995 et 2005.
Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que la contribution de l’agriculture au produit intérieur brut est passée de 6% en 1999 à 4% l’année dernière.
 
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