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Une terreur nommée Tuvalu
Nicholas Rainer
12/11/09 | Commentaires [2]
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THE COPENHAGEN CHRONICLES par Nicholas Rainer

«Ecoutez les îles ! Ecoutez les îles !». L’introduction par la délégation du Tuvalu, un chapelet de neuf îles dans le Pacifique couvrant une superficie de 26km2, d’une motion pour la mise sur pied d’un groupe de contact pour discuter de la création d’un nouveau protocole contraignant sous la Convention cadre des Nations unies pour le changement climatique (CCNUCC), a créé un véritable tollé au Bella Center. Cette initiative vise notamment à ramener le plafond global pour la hausse des températures à 1,5° C (au-dessus des niveaux préindustriels) plutôt que 2° C comme souhaité par la majorité des pays développés.

La présidente de la conférence et ministre danois du changement climatique, Connie Hedegaard, n’a toutefois rien voulu entendre. Malgré le soutien d’une centaine de pays pour la motion de Tuvalu (dont celui de Maurice), elle s’est contentée de proposer la mise sur pied d’un groupe informel. Les négociations ont dû être suspendues pendant plusieurs heures et une manifestation de solidarité a eu lieu dans la salle principale.

Cette motion a également créé de la tension au sein du G77, qui regroupe 130 pays en développement, car les pays émergents comme le Brésil, l’Inde et la Chine ont des intérêts très différents de ceux des petits Etats insulaires. Ils souhaitent voir un accord contraignant pour les pays riches et des réductions volontaires pour les pays en développement. Mais le G77 en a vu d’autres.

Etant donné la topologie de Tuvalu (son point culminant s’élève à cinq mètres au-dessus du niveau de la mer), on comprend aisément ses préoccupations par rapport aux 2 degrés. Et Tuvalu n’est pas seul dans sa vulnérabilité extrême. Lors d’une conférence de presse hier, la présidente de l’Alliance des Petits Etats Insulaires (APEI), Dessima Williams, a affirmé qu’il n’est pas envisageable d’aller de l’avant avec un accord ayant comme objectif une hausse de température de plus de 1,5° C. «La température de la planète est 0,8° C plus élevée qu’elle était lors de la période préindustrielle.

Nous subissons déjà les dégâts du changement climatique », a-t-elle expliqué. Tout le monde attendait avec impatience la soumission d’une proposition de l’APEI. Ses membres avaient apparemment travaillé jusqu’à fort tard sur l’élaboration d’un document traitant de la motion de Tuvalu.

Les cyniques avancent que l’alliance serait prête à accepter le seuil de 2° C moyennant des engagements financiers généreux de la part des pays développés. «Nous n’avons pas vu des offres qui pourraient subvenir à nos besoins», a déploré Dessima Williams.

N’empêche que le courage démontré par le Tuvalu est un bel exemple pour Maurice. En attendant l’arrivée du ministre de l’Environnement, Lormus Bundhoo, ce samedi, et du Premier ministre la semaine prochaine, Maurice compte seulement deux délégués à la conférence : le secrétaire permanent du ministère, Sateeaved Seebaluck et le «divisional environment officer», Santaram Mooloo. L’absence de représentants d’autres ministères est significative à plus d’un titre. Le gouvernement réalise-t-il seulement que le pays est un Petit Etat Insulaire en Développement (PEID) ? Ou que le changement climatique aura un profond impact sur nos vies ? Apparemment pas.

Bien sûr, il n’est pas question de rivaliser avec des pays comme le Brésil, qui a dépêché plus de 600 représentants à Copenhague, mais on est en droit d’attendre que Maurice soit au moins aussi bien représentée que les Seychelles (huit délégués), les Iles Marshall (11 délégués) ou encore Tuvalu (17 délégués). La COP15 est tout de même l’un des événements déterminants de cette fin de décennie.

De toute manière, nombreux PEID du Pacifique et de l’océan Indien ne figurent même pas sur le globe immense suspendu dans la salle principale. Cette omission n’est pas pour plaire aux délégués des pays ignorés par les cartographes locaux. Gageons qu’ils se vengeront de la plus belle façon qui soit : en séance plénière face aux pays les plus puissants au monde. C’est ça aussi, la justice climatique !

Nicholas Rainer

(From Copenhagen)


  
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Les dernières reactions
Climate Change COP 15
Par:-Ashvin Dec 12, 2009
Dear Nicholas, I just wanted to rectify that I know there are other Mauricians atttending the COP 15 from local NGO organisations. I know you mean government officials, but I think you should also mention local NGo's like MAUDESCO / FOE represented by Rajen Awotar these guys are doing a great job as regards to climate change not only for Mauritius but for Africa. To my belief, these govenment officials you mentioned will be of no use to a conference at this level as they dont eeven know the subject very well. Organisations like FOE, MAUDESCO has been working on climate change for a very long long time now and they know the stuff better, I like reading your articles but would appreciate if you can do some research and mention local NGO's and other Mauricians attending teh COP15.
Tuvalu
Par:-Balraj Sahni Dec 11, 2009
PM Moris ena trop boucoup ruban pou alle couper, acose sa meme li pa fine capave alle Copenhagen, li pou present la semaine prochaine kan li pou faire ene ti transit avan li alle faire so white xmas a london
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