Son nom, Constance Noallie. Elle a été enterrée le 13 février 1896 au cimetière Miséricorde à Nantes, France. Sa tombe a récemment été découverte et suscite depuis des interrogations. Tous veulent connaître l’histoire de cette «créole de l’île Maurice…»
«Créole de l''île Maurice, femme de chambre…», c’est la description faite de Constance Noaille dans le registre du cimetière. Sur sa tombe, toute rouillée perdue entre celles des protestants, on peut y lire qu’elle est morte le 13 février 1896 à l’âge de 99 ans. On déduit logiquement qu’elle est née en 1798 dans une île Maurice esclavagiste.   Eric Lohmeau, celui qui a découvert la tombe et également auteur d’un ouvrage sur le cimetière miséricorde explique dans les colonnes du Presse Océan Indien: «C'est sans doute une fille d'esclave qui a été embarquée afin de devenir femme de chambre.» On sait aussi que le «maître» de Constance Noaille était un dénommé François-Xavier Le Lasseur de Ranzay, qui lui aurait également offert cette sépulture.   Octave Cestor, conseiller municipal chargé des relations Nantes-Afrique Caraïbes, se dit heureux de pareille découverte. Ce dernier, qui est également président de l'association Mémoire d'outre mer, pense qu’il s’agirait d’un esclave affranchie. Pour lui, «la collectivité doit s'occuper le plus rapidement possible de la sépulture abandonnée. Ceci est un patrimoine mémoriel.
Il doit entrer dans notre réflexion et nos actions par rapport à la mémoire de la traite négrière. Cette tombe dans un parcours de la mémoire entre le château des ducs et le Quai de la Fosse. Car nous allons ajouter des explications et des cartels auprès des noms de rues ou de place qui ont un rapport avec l'histoire de la traite », explique-t-il à la Presse de l’Océan Indien.
La mémoire de Constance Noaille, domestique créole né à l’île Maurice, est en passe d'être retrouvée.
Source: Presse Océan Indien
  |