samedi 26 mai 2012
Lexpress.mu en page d'accueil | newsletter | archives | rss
header
Météo Avis de décès Horoscope   
header
Le Haut-commissaire indien appelle à une utilisation judicieuse des lignes de crédit
Lindsay Prosper
02/21/12 | Commentaires [0]
Le Haut-commissaire indien appelle à une utilisation judicieuse des lignes de crédit
Modifier la taille du texte:A | A
comment
Commentaires
rate
Noter l'article
share
Partager et classer cet article

Depuis ces quarante dernières années, l’Inde a accordé onze lignes de crédit à Maurice. La dernière date de 2005 et elle était d’un montant de $ 100 millions. Le Haut-commissaire indien (photo) demande aux Mauriciens de l’utiliser judicieusement.

Jamais Haut-commissaire indien en poste à Maurice n’aura mis autant d’accent sur la nécessité de corriger un paradoxe criant qui caractérise de façon persistante les relations entre l’Inde et Maurice. Il s’agit de la grande disparité dans les échanges commerciaux entre les deux pays en dépit d’une excellente relation émotionnelle et culturelle.

C’est ce qui ressort de l’intervention de T. P. Seetharam, Haut-commissaire indien à Maurice. C’était le vendredi 17 février lors de la cérémonie de clôture d’un séminaire sur le commerce international tenu au siège de la Mauritius Employers Federation et de la Mauritritus Chamber of Commerce and Industry à Ebène. Ce séminaire avait été organisé par l’Institut de diplomatie et du Commerce international du ministère mauricien des Affaires étrangères.

« Il faut plus de substance dans les relations bilatérales entre Maurice et l’Inde. Il existe entre les deux pays des relations émotionnelles et culturelles très fortes. Il faut tirer profit des possibilités de développement que l’Inde met à la disposition de Maurice », a soutenu T. P. Seetharam.

Pragmatique, il estime qu’il faudrait à une utilisation judicieuse et rigoureuse de la ligne de crédit de quelque $ 250 millions.
« C’est à vous de définir vos priorités. Vous pouvez importer certes des produits finis de l’Inde. Vous pouvez aussi bien opter pour l’importation d’équipements susceptibles de vous permettre de transformer de la matière première de notre pays en des produits susceptibles d’être écoulé sur notre marché », dit le diplomate. 

T. P. Seetharam poursuit en précisant que l’Inde est un marché que les producteurs mauriciens devraient prospecter.
« Il ne faut croire que l’Inde est autosuffisante en ce qui concerne son marché intérieur. L’émergence d’une importante classe moyenne a amené dans son sillage, un raffinement et une sophistication de  goûts. La débrouillardise et l’ingéniosité mauricienne peuvent permettre à ce pays de trouver sa place sur ce marché», dit-il.

La ligne de crédit est un mécanisme qui a permis à l’Inde de participer au développement de Maurice. Depuis ces quarante dernières années, l’Inde a accordé une aide financière à Maurice par le biais de onze lignes de crédit. La dernière en date est d’un montant de $ 100 millions et a été octroyée en 2005. T. P. Seetharam regrette que la totalité de cette somme n’ait pas été entièrement utilisée.

En ce qui concerne les échanges commerciaux, ils sont nettement à l’avantage de la Grande Péninsule. Pour l’exercice 2003/2004, les exportations de l’Inde vers Maurice étaient de $ 203 millions contre des importations de seulement $8 millions de Maurice. En 2007/2008, les exportations de l’Inde vers et ses importations de Maurice étaient respectivement de $ 1089 millions contre $ 10 millions.

Deux ans après soit en 2009/2010, les exportations de l’Inde vers Maurice étaient de $ 453 millions contre $ 11 millions.

 


  
print
Imprimer
Envoyer
Envoyer
save
Sauvegarder
Vos Commentaires open close
Dans la Rubrique section: Economie
Le pétrole plombe la balance des paiements
La balance des paiements enregistrera un surplus cette année, mais il sera de moitié moins important que celui enregistré l’année dernière.
Réplique gouvernementale face à l’attaque indienne contre les services financiers
Xavier-Luc Duval, vice-Premier ministre et ministre des Finances, qualifie d’injustifiée l’insinuation de l’Inde à l’effet que Maurice est un repaire pour évadés fiscaux. Le gouvernement réfutera officiellement les allégations indiennes.
Financial Services Commission : accent sur la réputation du centre des services financiers
La FSC vient de signer un protocole d’entente à multiples facettes avec l’Organisation internationale des commissions de valeurs. Cette instance regroupe tous les régulateurs des principales bourses du monde.
Face à la crise des marchés : « La roupie est trop forte », estime François de Grivel
Les exportateurs mauriciens ont fini par s’habituer à naviguer à vue face à la crise qui persiste sur leurs principaux marchés, l’Europe et les Etats-Unis. Mais ils doivent, en ce moment, composer avec un autre vent contraire. Celui-là vient de l’intérieur et c’est la valeur de la roupie.
Riziculture à Maurice : Vita Rice veut exporter son riz vers l’Europe et les Etats-Unis
À peine la première récolte de riz Made in Mauritius commencée, les responsables de Vita Rice évoquent les possibilités d’exportation de la denrée vers le marché européen et américain.
Actualités|Sports|Génération Y|Mauriciens d'ailleurs|Opinion|Jobs|Immobilier|petites annonces
Contactez Nous | Code de Déontologie | Vos Commentaires | Sitemap
© Copyright La Sentinelle Limited 2010 | Designed & Hosted By: Designed & Developed By 4C plus