Le parti politique de gauche, le Mouvement Premier Mai, s’invite aux débats sur la reforme électorale. Jack Bizlall, son principal porte-parole,  a présenté à la presse, ce jeudi 16 février,   son projet de réforme électorale. Le document  préconise quarante circonscriptions et une assemblée nationale  de 100 membres, soit quatre-vingt députés élus selon le First Past the Post, et vingt autres à la proportionnelle. 
Le Mouvement Premier Mai (MPM) souhaite une réforme électorale « plus juste et plus représentative ». Le projet présenté par Jack Bizlall lors d’une conférence de presse ce jeudi,  à Rose-Hill, se veut une alternative au rapport Carcassonne et à la proposition de Rama Sithanen. Il préconise l’abolition du Best Loser System  et de la  « Party List » dite liste fermée. Le Parlement sera composé de 100 membres : 80 élus selon le système de First Past the Post ( FPTP) comme c’est le cas actuellement, et les 20 autres à la proportionnelle.
« Pour les élections de 1959 et 1963, il y avait un député élu par circonscription. L’Assemblée nationale était alors composée de 40 députés. Le MPM propose un Parlement de 100 députés », souligne le porte-parole  du Mouvement Premier Mai.  
Les électeurs devront donc élire deux députés au vote direct (FPTP), et un candidat à la proportionnelle dans chaque circonscription. Cependant, l’électeur pourra ne pas voter pour les candidats inscrits à la proportionnelle, mais son bulletin sera valide.
« L’électeur doit choisir deux candidats pour le vote direct. Les candidats devront s’inscrire en tant qu’homme ou femme. Chaque parti (ou alliance)  devra présenter le même nombre d’hommes et de femmes. Par exemple, s’il est présent dans toutes les circonscriptions du pays, sa liste contiendra  40 hommes et 40 femmes», affirme le  leader du Mouvement Premier Mai.  Les vingt candidats restants seront choisis à partir d’une liste proportionnelle.
Comment sera calculée la répartition des sièges à la proportionnelle ? Jack Bizlall explique : « Le parti politique ou alliance qui obtient la majorité absolue au vote direct (50% des sièges plus 1, soit au moins 41) sur 80 à pourvoir, aura droit à dix sièges additionnels à la proportionnelle, et les dix autres iront au parti ou partis ayant raflé les 39 sièges restants», souligne Jack Bizlall.   Dans ce cas de figure, la majorité gouvernementale sera constituée de 51 membres et l’opposition de 49, selon la formule proposée par le MPM. A noter qu’un parti politique doit recueillir  au moins  5%  des votes à la proportionnelle pour se qualifié pour un siège.
A la question de savoir si l’augmentation du nombre de députés n’entraînerait pas plus dépenses,  Jack Bizall  avance que son projet propose une réduction des salaires et autres allocations des ministres et des députés.
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