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CTSP : les débats sur le Best Loser System masquent la question de financement politique
Jean-Yves Chavrimootoo
02/15/12 | Commentaires [3]
CTSP : les débats sur le Best Loser System masquent la question de financement politique
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La Confédération des travailleurs du secteur privé (CTSP) déplore que les débats sur le Best Loser System (BLS), dans le cadre d’une éventuelle réforme électorale, occultent la question de financement politique. Un forum réunira les représentants de tous les partis politiques pour débattre de cette question.

Pas de démocratisation de la politique sans un système de financement transparente pour les formations politiques. C’est l’avis de la CTSP qui annonce la tenue d’un forum sur le sujet le 23 février prochain à son siège à Rose-Hill. Le président de la confédération, Reaz Chuttoo, a animé une conférence de presse ce mercredi 15 février pour faire état de ses priorités dans le cadre d’une réforme de notre système électoral.

Reaz Chuttoo soutient que le financement politique est un élément fondamental de la démocratisation de notre système électoral. Il affirme que les travailleurs subissent directement les conséquences du manque de transparence concernant le financement des partis politiques. Les débats sur le BLS, affirme-t-il, n’ont jamais servi la cause des travailleurs.

« Les travailleurs sont en train de subir une injustice sociale flagrante, pas en tant que communauté mais en tant que classe sociale. Ils font face à un lobby du patronat qui est très puissant et qui découle du pouvoir de l’argent », explique le syndicaliste.

Ce sont ces mêmes lobbies qui sont, selon Reaz Chuttoo, à l’origine des deux lois du travail votées en 2008 et qui ont entraîné une érosion drastique des droits des travailleurs. Reaz Chuttoo estime que ces lobbies sont intimement liés au pouvoir de l’argent.

Il rappelle également que les partis politiques à Maurice ne sont pas des entités légales et ne sont pas, de ce fait, dans l’obligation de tenir des comptes audités de leurs revenus et de leurs dépenses.

C’est la raison pour laquelle, les dirigeants de la CTSP ont décidé d’organiser un débat sur ce thème. Ce sera une occasion pour les dirigeants politiques de prendre position sur la question et de situer leurs priorités dans le cadre de la réforme électorale annoncée.

Outre les représentants politiques, Reaz Chuttoo prévoit la participation de sociologues et d’hommes de loi en vue d’alimenter la discussion.


  
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Financement politique
Par:-Jooneed Jeeroburkhan Feb 16, 2012
Persuadé que "personne, nul part au monde, n'a jamais pu résoudre le problème du financement de partis politiques", MoralScientist baisse les bras, et cite la petite phrase usée de Churchill pour faire bonne mesure. Nulle part? Jamais? Et que fait-il du mouvement Occupy qui persiste et s'étend en Amérique du Nord et En Europe pour réclamer plus de démocratie citoyenne et participative? Inquiétante ironie: au même moment, les gestionnaires de l'UE siégeant à Bruxelles refoulent la démocratie, même représentative et fort imparfaite, en Grèce, en Italie, au Portugal, en Espagne, en imposant aux gouvernements élus les diktats de ploutocrates, des grandes banques et des firmes de cotation. La démocratie fait l'objet d'une âpre lutte ici, maintenant, et cette lutte ne peut que se propager et s'amplifier. C'est ce que prévoient les États-Unis qui trouvent le Patriot Act très insuffisant et qui prévoient désormais arrêter et emprisonner des citoyens états-uniens sans procès dans des camps de détention prévus sur des bases militaires. Le bras judiciaire fait sa part: elle vient de reconnaître aux compagnies le "droit citoyen" (Corporate Personhood) de faire des contributions illimitées aux caisses électorales!
CORRUPTEURS ET CORROMPUS
Par:-MoralScientist Feb 15, 2012
Personne, nul part au monde, n'a jamais pu resoudre le probleme de financement de partis politiques. La raison en est simple. D'abord, nous n'avons pas un systeme de democratie directe, mais de democratie par representation. Alors on doit pouvoir inluencer les representants afin qu'ils interpretent les preferences disparates des individus de facon qu'ils puissent extraire une aggregation coherente de ces preferences individuelles. Cette influnce se fait par le financement des representants, donc des partis. Des fois, bien sur, ce financement sert a corrompre le representant, afin qu'il puisse degager une aggregation des preferences individuelles qui avance les interets du corrupteur. C'est pourquoi Churchill disait "Democracy is the least bad form of government we have", ou quelquechose dans ce sens.
Financement politique
Par:-Jooneed Jeeroburkhan Feb 15, 2012
Bravo au CTSP d'ouvrir ce débat, fondamental et salutaire, sur le financement et le fonctionnement des partis. Le débat sur le communalisme, et la focalisation des mécontentements contre les seuls politiciens, ont toujours servi d'écran de fumée et de diversion pour occulter le rôle déterminant de l'argent et de caisses noires dans le fonctionnement de notre système politique. Les députés sont bel et bien élus, mais ils sont dès le départ otages du pouvoir de l'argent qui, lui, n'est pas élu par le peuple. N'oublions pas que ce communalisme, qui continue de faire couler beaucoup d'encre et de salive à Maurice, est un poison injecté dans le corps social et politique par les pouvoirs de l'argent depuis le début du 20e siècle afin de "diviser pour régner". Cela date de l'époque où les descendants d'esclaves et de coolies, de plus en plus nombreux, ont commencé à se mobiliser pour réclamer leurs droits civils et politiques. Après la Seconde guerre et avec la formalisation de l'Apartheid en Afrique du Sud et le début de la Guerre froide, un certain NMU est venu distiller et injecter une dose de communalisme 100 fois plus puissante dans l'électorat. Voilà pourquoi la dernière phase de la lutte pour l'indépendance, allant de pair avec la lutte contre l'Apartheid mauricien, a été marquée par des obsessions minoritaires chez les musulmans, les tamouls et même au niveau de castes au sein de la communauté hindoue. Voilà comment le débat communaliste a été imposé par les puissances de l'argent. Et voilà comment, et dans quel climat passionel, les leaders mauriciens sont allés négocier à Londres le BLS et l'obligation faite aux candidats de déclarer leur appartenance soi-disant "ethnique". Les Anglais, vieux routiers à ce jeu, n'ont été que trop centents de leur donner satisfaction!
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