Le Parti travailliste et le Mouvement Militant Mauricien (MMM) sont d’accord  à 100 %  sur le nombre de députés élus à  la proportionnelle, mais n’ont trouvé aucun consensus jusqu’ici autour du  Best Loser System (BLS), affirme le leader du MMM Paul Bérenger.
Le Mouvement Militant Mauricien (MMM) et le Parti Travailliste (Ptr) sont parvenus à  un consensus sur la réforme électorale. C’est ce qu’a affirmé le leader de l’opposition, Paul Bérenger, lors de la conférence de presse hebdomadaire des mauves, le samedi 11 février, à l’hôtel Henessy, à Ebène. Les deux partis proposent  en effet l’élection de  20 députés à la proportionnelle, et 42 autres selon le système actuel de First Past the Post, a poursuivi Paul Bérenger.
Rappelant l’importance d’une « bonne réforme électorale », Paul Bérenger a soutenu que celle-ci fera reculer le communalisme, tout en consolidant la démocratie et permettant de promouvoir davantage le rôle des femmes dans le domaine de la politique. Le leader du MMM a demandé au  Premier ministre de confirmer, au plus vite, si un projet de loi sera effectivement présenté à la rentrée parlementaire en vue de la réforme électorale.
Paul Bérenger a par ailleurs dénoncé les pressions exercées par certains  lobbies sur  Navin Ramgoolam pour que ce dernier fasse marche arrière concernant le projet de  réforme électorale. « Si le Premier ministre recule, toute la population, particulièrement les femmes, découvriront alors son vrai visage», a-t-il déclaré.
Quant au  Best Loser System (BLS), Paul Bérenger a souhaité que Navin Ramgoolam précise clairement sa position, notamment s’il est en faveur du maintien de ce système, au lieu de «  zigzaguer » comme il le fait ces derniers temps.   « La confusion actuelle est mauvaise pour l’unité nationale », a-t-il ajouté.
Commentant les élections régionales à Rodrigues, Paul Bérenger s’est interrogé sur le nombre d’élus à la proportionnelle qu’a bénéficié l’Organisation du Peuple de Rodrigues (OPR). Le parti de Serge Clair, qui  a remporté 8 des 12 sièges à pourvoir selon le système de First Past the Post (vote majoritaire), se retrouve avec une majorité réduite à un strict minimum au sein de l’Assemblée régionale de Rodrigues après l’attribution de neuf sièges supplémentaires à la proportionnelle à partir des « Party Lists » de trois des quatre partis qui briguaient les suffrages. « Selon mes calculs, l’OPR aurait dû bénéficier de quatre sièges additionnels au lieu de trois », a précisé le leader de l’opposition.
Il a d’ailleurs salué la décision de Nicholas Von-Mally, leader du Mouvement Rodriguais (MR), qui a rendu le portefeuille de Rodrigues au Premier ministre à la suite de la défaite de son parti.  «Nicholas Von–Mally a réagi d’une façon très digne. Je n’ai aucun doute que son parti jouera un grand rôle en tant qu’opposition au sein de l’Assemblée régionale de Rodrigues», a poursuivi Paul Bérenger.
Le leader du MMM a également fait état de son inquiétude autour du traité de non-double imposition entre Maurice et l’Inde. « Le MMM est inquiet lorsque nous constatons l’absence du ministre des Finances, Xavier-Luc Duval, dans la délégation qui a accompagné le Premier ministre lors de sa récente visite officielle en Inde. En fait, nous avons appris que le dossier du traité de non-double imposition a été  confié au ministère des Affaires étrangères », a expliqué Paul Bérenger.
Autre sujet abordé par le leader de l’opposition : le problème d’eau. Paul Bérenger a vertement critiqué la Central Water Authority (CWA). « Après avoir augmenté ses tarifs de 35 % à compter du 1er janvier 2012, voilà que cet organisme décide d’apporter de nouvelles restrictions à la fourniture d’eau potable dans le pays. La CWA va encore plus loin et menace les consommateurs », a-t-il affirmé. A noter que toute personne utilisant l’eau pour le lavage de voiture ou l’arrosage de sa pelouse sera passible d’une  amende de Rs 50 000 et d’une peine de prison ne dépassant pas deux ans. Cette interdiction s’étend également aux stations-service et aux centres commerciaux, mais l’amende passe, cette fois, à Rs 200 000. « Les consommateurs sont désormais menacés d’une amende et d’une peine d’emprisonnement. C’est une aberration», a-t-il conclu.
 
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