La Nursing Association (NA) envisage de saisir la Cour suprême pour que le « notional time » soit reconnu par ministère de la Santé. Depuis plusieurs mois, les administrateurs des hôpitaux ne reconnaissent plus ce système introduit pourtant par le PRB en 1978.
La Nursing Association passe à l’offensive pour contraindre le ministère à reconnaître le « notional time ». Ce système a été mis aux oubliettes par les administrateurs des hôpitaux depuis quelques mois.
Depuis 1978, le temps consacré par les infirmiers et infirmières (environ 30 minutes par jour) pour le « handing over » à leurs collègues assurant la relève, était comptabilisé dans les 40 heures de travail effectuées par semaine.
Or, depuis quelques mois, cette pratique a été abolie par les administrateurs des hôpitaux. De ce fait, les infirmiers et infirmières sont obligés de travailler plus de 40 heures par semaine sans être payés pour ce temps supplémentaire. Lors d’une conférence de presse ce jeudi 9 février 2012, la Nursing Association a demandé le rétablissement du « notional time ». Cependant, le ministère de la santé fait la sourde oreille, selon Bagooaduth Kallooa, président de la Nursing Association.
« Le notional time est un droit acquis. Un infirmier travaille en moyenne 37, 5 heures par semaine, et avec le notional time, il fait finalement 40 heures. Or, avec le retrait de ce système, on doit travailler des heures supplémentaires sans être payés », explique le syndicaliste.
Plusieurs lettres de protestation adressées au ministère de la Santé n’ont eu aucun effet. « C’est aberrant ! Le Pay Research Bureau a introduit ce système mais le ministère ne l’applique plus. Nous allons manifester le vendredi 17 février devant l’hôpital Victoria, à Candos, pour montrer notre colère contre un administrateur qui a décidé de son propre chef de ne plus appliquer le notional time », ajoute Bagooaduth Kallooa.
Le recours à une action en justice est envisagé, selon le président de la NA. « Notre syndicat privilégie le dialogue et non la confrontation. Si le ministère ne change pas sa position, nous n’aurons pas d’autre choix que d’aller en Cour Suprême », avance le président de la Nursing Association.
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