La General Workers Federation s’élève contre les actes d’intimidation dont est victime le président de la Ministry of Health Employees Union, Amarjeet Seetohul. Une correspondance a été adressée au ministre de la Santé, Lormus Bundhoo, à cet effet.
Les membres de la General Workers Federation estiment que le président de la Ministry of Health Employees Union (MHEU), Amarjeet Seetohul, est victime d’actes anti-syndicaux depuis bien trop longtemps. Ce syndicaliste, employé à l’hôpital Victoria, à Candos, se dit être persécuté en permanence par un haut cadre de cet établissement hospitalier.
A l’origine : la tenue d’une conférence de presse, animée par Amarjeet Seetohul le 18 novembre 2011. Lors de laquelle il a fait part de l’état insalubre de l’hôpital qui représente une grande menace pour les patients aussi bien que les employés. Peu après, le syndicaliste a été transféré d’une unité à une autre. « Ce transfert a pour but d’éviter tout acte syndical. C’est un affront à la constitution », a déclaré Ashok Subron de la GWF, lors d’une conférence de presse ce mercredi 8 février.
Dans une lettre adressée au ministre de la Santé, Lormus Bundhoo, Ashok Subron insiste également sur le fait que le président de la MHEU a été contraint de travailler dans un endroit poussiéreux et dépourvu d’air climatisé.
« Ce qui n’a de surcroît pas arrangé les choses car le syndicaliste avait des ennuis de santé. Quelques jours plus tard, Amarjeet Seetohul a été admis d’urgence à l’hôpital et le médecin a diagnostiqué une allergie et une infection pulmonaire », a expliqué Ashok Subron.
Pour le porte-parole de la GWF, le droit syndical est un droit fondamental. « Nous constatons, avec regrets, qu’une telle affaire se produise au sein d’une institution publique, de surcroît, dans un ministère », a-t-il ajouté. C’est en ce sens que le mouvement syndical envisage une série d’actions, notamment des manifestations devant le bureau du ministre de la Santé, devant l’hôpital.
La GWF songe également rapporter ce cas au Bureau International du Travail estimant que les droits syndicaux d’Amarjeet Seetohul n’ont pas été respectés. Des actions légales ne sont pas à écarter.
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