Toolsysing Parbhoonath, 48 ans, a été tué dans un accident de la route dans la nuit du dimanche 5 février, à Mon-Désir, Vacoas. La motocyclette sur laquelle se trouvait la victime a été percutée par une voiture conduite par un homme qui était sous l’influence de l’alcool.
« L’irresponsabilité a pris la vie de mon frère. » La mort de Toolsysing Parbhoonath, 48 ans, a choqué plus d’un dans la région de Mon-Désir, Vacoas. Danny, le frère de celui-ci, n’en revient pas, d’autant plus qu’il a été tué sous ses yeux, dans la soirée du dimanche 5 février, en face de la ruelle qui mène vers son domicile.
La victime, aussi connue comme Lolo, était à moto lorsqu’une voiture qui roulait en direction de Quatre-Bornes a percuté le deux-roues à l’arrière. Le choc, étant d’une rare violence, le motocycliste et son passager ont été violemment projetés sur l’asphalte. « J’ai entendu un bruit assourdissant et ai aperçu un homme voltiger dans les airs avant de s’écraser sur l’asphalte », raconte Danny Parbhoonath.
Selon le récit des proches du défunt, celui-ci était allé chercher de l’essence pour aider un de ses amis dont la voiture était tombée en panne à proximité de l’hôpital Victoria, à Candos. C’est à son retour que l’accident s’est produit. « Sur le coup, je n’ai pas réalisé qu’il s’agissait de mon frère. Et c’est là que j’ai vu le conducteur de la voiture qui avait percuté la motocyclette. C’est clair qu’il n’était pas dans son état normal. Mais à ce moment-là, ma seule préoccupation était de sauver la vie de cet homme qui gisait sur l’asphalte », explique Danny Parbhoonath. Entre-temps, l’ami de la victime, un habitant de Paillote, a été admis à l’hôpital Victoria.
La police et les services d’urgences sont aussitôt alertés, mais l’un des blessés avait déjà rendu l’âme. « Il faisait sombre et le corps de mon frère était face contre terre. Je n’avais toujours aucune idée de son identité », ajoute-t-il.
C’est après que la police a marqué le lieu de l’accident que le cadavre a été déplacé. « Je n’en croyais pas mes yeux. Je me suis assis un instant pour réaliser ce qui venait de se passer. Je revoyais encore la scène de ce corps qui voltigeait dans les airs », relate-t-il.
Le conducteur de la voiture, Jean-Michel Eric Marcel, a été emmené au poste de police de Quatre-Bornes, où il a subi un alcotest qui s’est révélé positif. Cet homme de 40 ans, conducteur d’autobus de son état, a été maintenu en détention policière avant de comparaître en cour de Rose-Hill, ce lundi 6 février. Une accusation provisoire d’homicide involontaire a été logée contre lui. L’autopsie pratiquée sur la victime a révélé qu’elle est décédée des suites de ses multiples blessures. Le ton est monté, peu de temps après que les proches de la victime ont appris que le conducteur impliqué dans cet accident était sous l’influence de l’alcool. Il a fallu l’intervention de la police pour faire baisser la tension. « J’ai été chauffeur à une époque. Je sais que des accidents peuvent se produire. Mais dans ce cas présent, c’est l’irresponsabilité qui a pris la vie de mon frère », pleure Danny Parbhoonath. Employé dans une compagnie d’assurance, son frère laisse derrière lui une veuve et deux enfants de 14 et de 17 ans.
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