La Maritime Transport and Port Employees Union (MTPEU) évoque plusieurs exemples d’ingérence politique au sein de la Cargo Handling Corporation (CHC). Le syndicat a tenu un point de presse ce vendredi 3 février au Centre-Social-Marie-Reine-de-la-Paix.
Plus rien ne va au port. C’est, du moins, l’impression que donne la Maritime Transport and Port Employees Union. Le syndicat fait ressortir qu’il y a « des cas flagrants d’ingérence politique » et cela depuis les élections de 2005. Vincent Brasse, président de ce syndicat, affirme que certains employés de ce secteur obtiennent des promotions sans faire preuve de mérite.
« Nous avons des exemples flagrants où de nouvelles recrues sont promues alors que les autres employés de longue date qui ont la compétence requise sont affectés aux mêmes postes depuis des années », explique Vincent Brasse.
Ibrahim Moossa, négociateur au sein de cette plateforme syndicale, ajoute que certains salariés ayant été promus n’hésitent pas à affirmer qu’ils font partie de l’exécutif du Parti Travailliste.
Par ailleurs, il ajoute qu’il n’est pas question pour la MTPEU d’accepter une privatisation du Port. La crainte des syndicalistes est de constater une révision des conditions d’emploi des employés de ce secteur.
De plus, à cause de ce qu’ils appellent des « preuves d’ingérence politique », les responsables syndicaux réclament une commission d’enquête et un exercice d’audit à la Cargo Handling Corporation. Ils déplorent également des pratiques « douteuses » autour de la distribution des allocations de repas aux travailleurs.
« Si le Premier ministre institue une enquête sur la corporation, je peux assurer que beaucoup de personnes perdront leur emploi. Il n’est pas possible pour une institution clé de l’économie de continuer à opérer dans de telles conditions », soutient Ibrahim Moossa.
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